les elfs

les elfs
La description la plus ancienne des elfes provient de la mythologie nordique. Dans la langue norroise, ils sont dénommés álfar (singulier nominatif, álfr). Bien qu'aucune description ancienne ou moderne n'existe, l'apparition de créature étymologiquement liées à álfar dans des folklores variés postérieurs suggère fortement que la croyance dans les elfes fût commune parmi les peuples germaniques et non limitée exclusivement aux antiques peuples de scandinaves.

Les elfes apparaissent de diverses manières dans la mythologie nordique. Ils sont généralement décrits comme des êtres semi-divins associés à la fertilité et au culte des ancêtres. Le concept d'elfe semble donc similaire aux croyances animistes dans les esprits de la nature et les esprits des morts, croyances communes à toutes les anciennes cultures humaines. On retrouve à l'identique dans la mythologie nordique, la croyance du fylgjur et du vörðar (« esprit totem » et « esprit protecteur »). De même les elfes sont communément comparés aux nymphes de la mythologie grecque et romaine, et à Vili et aux rusalki de la mythologie slave.

L'historien et mythographe islandais Snorri Sturluson se réfère aux nains nordiques en tant que « elfes sombres » (dökkálfar) ou « elfes noirs » (svartálfar) ; mais il n'est pas certain que cela ne désigne pas une croyance scandinave médiévale plus tardive[2]. Il se réfère aux autres elfes comme « elfes lumineux » (ljósálfar), qui seraient souvent associés à l'étymologie de elf. Snorri décrit leurs différences, d'après la prose de l'Edda (Gylfaginning 17) :

« Staðr d'einn de Sá heu þar, heu kallaðr heu Álfheimr. Þat de fólk de byggvir de Þar, heu heita de Ljósálfar, jörðu de í de niðri de búa d'en Dökkálfar, reyndum correct de ólíkari de miklu d'ok de sýnum de þeim de ólíkir de þeir d'eru. Sýnum de sól d'en de fegri d'eru de Ljósálfar, bik d'en de svartari d'eru d'en Dökkálfar. »
« Il y a un endroit là [dans le ciel] qui s'appelle la demeure elfe (Álfheimr). Les gens qui y vivent sont appelés les elfes lumineux (ljósálfar). Mais les elfes sombres (dökkálfar) vivent ci-dessous dans la terre, et ils ont une toute autre apparence — et très différents d'eux en réalité. Les Elfes Lumineux sont plus lumineux que le soleil en apparence, mais les Elfes Sombres sont plus ténébreux que ... »[3]
D'autres éléments à propos des elfes dans la mythologie nordique proviennent de la poésie squaldique, de Edda poétique et des sagas légendaires. Les elfes y sont liés au Æsir, en particulier par l'expression commune « Æsir et les elfes », qui signifie vraisemblablement « tous les dieux »[4]. Quelques universitaires ont comparé des elfes au Vanir (dieux de fertilité), mais dans Alvíssmál (« les Dires de Sagesse »), les elfes sont distingués du Vanir et du Æsir, comme indiqué par une série de noms comparatifs dans lesquels Æsir, Vanir, elfes ont leurs propres traductions pour différents mots — reflétant ainsi leur préférences raciales. Il est possible que ces mots indiquent une différence dans le statut entre les dieux principaux de fertilité (le Vanir) et les divinités mineures (les elfes). Grímnismál relate que Freyr était le seigneur du Álfheimr (« monde-elfe »), la demeure des elfes lumineux. Lokasenna relate qu'un grand groupe de Æsir et d'elfes s'étaient réunis à la cour de Ægir pour un banquet. Plusieurs êtres mineurs, domestiques des dieux, à l'exemple de Byggvir et Beyla, sont présentés comme appartenant à Freyr, seigneur des elfes, et ceux-ci sont probablement eux-aussi des elfes, puisqu'ils n'ont pas été comptées parmi les dieux. Deux autres domestiques mentionnés sont Fimafeng (assassiné par Loki) et Eldir.


Folklore scandinave [modifier]

Ängsälvor « elfes de la prairie », 1850, peinture de Nils Blommér.Dans le folklore scandinave, qui est un mélange postérieur de mythologie nordique et chrétienne, un elfe est nommé elver en danois, alv en norvégien, alv ou älva en suédois[5].

Le terme norvégien apparaît rarement dans le folklore, et quand il est utilisé, c'est comme synonyme de huldrefolk (« peuple caché ») ou vetter, sorte de catégorie de « lutins » liés à la terre, approchant davantage des nains de la mythologie nordique, que des elfes.

Au Danemark et en Suède, les elfes apparaissent comme distincts du vetter, bien que la frontière entre les deux créatures soit mal délimitée. Les petites fées ailées du folklore britanniques (pixie) sont souvent désignées comme älvor en suédois moderne ou alfer en danois, bien que la traduction correcte soit feer. De manière similaire, l'elfe du conte de fées L'Elfe de la rose de l'écrivain danois Hans Christian Andersen est si minuscule qu'il peut avoir un bouton de rose pour maison, et a les « ailes qui partent des épaules jusqu'aux pieds ». Cependant, Andersen a également écrit au sujet de l'elfe, dans La Colline des elfes. Les elfes de cette histoire sont plus semblables à ceux du folklore traditionnel danois : de splendides femelles, vivant dans les collines et les rochers, capables de faire danser un homme jusqu'à la mort. Comme le huldra en Norvège et en Suède, ils sont illusions une fois vus de dos. Les elfes de la mythologie nordique semblent ainsi avoir survécu dans le folklore principalement comme femelles, vivant dans les collines et monticules des pierres (voir tertre)[6].


Cercle des elfes [modifier]
Les elfes pourraient être vu dansant dans les prés, particulièrement les nuits et les matins de brumes. Ils laissent des espèces de cercle à l'emplacement de leur danse, qui sont dénommé älvdanser (« danses d'elfes ») ou älvringar (cercle d'elfes). Uriner dans l'un de ces cercles était censé provoquer des maladies vénériennes. Typiquement, ces cercles avaient été tracés par une multitude de petits champignons, mais il pouvait être également tracé par le dessin d'herbes foulées contre le sol.

Article détaillé : cercle des fées.

Persistance des croyances [modifier]
Une majorité de la population islandaise croit en l'existence des elfes, ou du moins ne réfute pas leur existence, ainsi Vigdís Finnbogadóttir (Présidente de l'Islande, de 1980 à 1996) en dit : "L'existence des elfes, des fantômes, des extraterrestres ou d'une vie après la mort n'a jamais été prouvée. C'est pareil avec Dieu, personne n'a prouvé s'il existe ou pas."


Folklore germanique [modifier]
Ce qui a subsisté des elfes dans le folklore allemand, est leur nature espiègle et malfaisante. Ils étaient estimés capables de causer des maladies au bétail et aux gens. Ils apportent également de mauvais rêves aux dormeurs. Le mot allemand pour cauchemar, Albtraum, signifie littéralement « rêve d'elfe ». Sa forme archaïque Albdruck signifie « pression d'elfe » ; la croyance populaire désignait les cauchemars comme le résultat d'un elfe assis sur la tête du dormeur. Cet aspect de la croyance elfique germanique correspond en grande partie à la croyance scandinave du mara. Elle est également semblable aux légendes concernant les incubes et les succubes.

Un roi elfe apparaît de temps en temps au Danemark et en Suède. Dans l'épopée allemande médiévale du Nibelungenlied, un personnage important est un nibelung (nain) nommé Alberich. Alberich se traduit littéralement comme « souverain elfe », autre contribution à la confusion entre elfe et nain, observée antérieurement dans l'Edda. Ce nom entra ensuite dans la littérature française, comme Obéron par la chanson de geste médiévale Huon de Bordeaux.


Les elfes dans la littérature moderne [modifier]

Elfe (illustration)Ils sont généralement décrits comme des êtres intelligents, plus grands et plus fins que les humains, bien que dotés d'une longévité exceptionnelle (virtuellement immortels). Leurs oreilles sont censées être pointues, ce qui permettrait de les reconnaître sans ambiguïté.

Il faut cependant noter que la vision qu'en donna J.R.R. Tolkien dans son ½uvre a sensiblement influencé leur représentation. Il leur a donné leur grande taille et leur grande beauté, de même qu'un penchant pour la mélancolie et la nostalgie, cette idée que leur civilisation est en déclin face à celle de l'homme. Depuis, cette vision a été reprise, modifiée et largement véhiculée dans beaucoup d'½uvres littéraires ou de jeux de rôles.

La civilisation des elfes est ainsi réputée par les auteurs du genre comme étant raffinée bien qu'en décadence ou en repli du monde. Les elfes sont souvent mis en opposition aux nains notamment du fait de leur physique : les elfes sont grands, fins et élancés, tandis que les nains sont petits, trapus et résistants. De nombreux auteurs, contrairement à J.R.R. Tolkien, ont accentués cette opposition en associant les elfes aux milieux forestiers proche de la nature, et les nains aux cavernes, aux mines et aux forges. C'est le cas par exemple dans le monde de Warhammer ou celui du Donjon de Naheulbeuk, comme ce n'est pas le cas ou dans le monde des Royaumes oubliés.

Les elfes sont aussi, quelques fois, représentés sous plusieurs formes ou races différentes. Comme les Elfes des bois, les Elfes de la nuit ou même parfois Les Elfes de l'eau. Ces spécifications sont assez courantes dans certains jeux vidéo ou jeux de plateau comme cité plus haut et plus bas... Mais on peut se laisser dire que les légendes des elfes pourraient reposer sur les anciens mythes grecs, avec pour exemple les Dryades qui étaient les esprits des arbres et des bois. Ou encore les Océanides.


Les elfes dans Arda, le monde de J.R.R. Tolkien [modifier]
Article détaillé : Elfes (Terre du Milieu).

Les elfes dans Donjons et dragons [modifier]
Article détaillé : Elfe (Donjons et dragons).
Dans le jeu de rôle Donjons et dragons, les elfes sont des créatures humanoïdes légèrement plus petits que les humains ; ils sont sveltes et ont les oreilles pointues. Ils ont souvent des aptitudes naturelles à la magie, et notamment une résistance lorsqu'un magicien ou une créature essaie de prendre contrôle de leur personnalité. Ils sont agiles et silencieux mais assez peu endurants. Ils peuvent voir dans le noir et ont un sens aigu de l'observation.


Les elfes dans le monde de Palladium [modifier]
Les elfes sont des êtres humanoïdes vivant en moyenne 600 ans (quelques rares elfes vivent jusqu'à 1 000 ans). Ils sont grands (1,80 à 2,90 m), sveltes (45 à 112 kg) et élégants, avec des cheveux bruns ou noirs, des yeux sombres et des oreilles pointues. Ils voient dans le noir jusqu'à environ 20 m et ont des prédispositions pour les pouvoirs psychiques. Ils ont sans doute développé des pratiques magiques très puissantes durant l'Âge des mille magies (vers -70 000 ans) mais ces savoirs se sont depuis perdus.

Les elfes font partie des plus anciennes créatures, celles qui ont combattu les Anciens lors de l'Âge du chaos. Ils ont dominé le monde durant environ 10 000 ans (l'Âge des elfes, le Nouveau royaume), mais vers la fin, ils se sont comportés de manière tyrannique envers les autres peuples. Ceci provoqua la Guerre nano-elfique, environ 6 000 ans avant l'époque du jeu, guerre au cours de laquelle les elfes anéantirent presque les nains et les kobolds, ce qui leur vaut une profonde haine. Les elfes vivent dans les royaumes humains, dont ils sont les alliés ; l'Ancien royaume (ex-Nouveau royaume), dévasté par la Guerre nano-elfique, est maintenant quasiment entièrement occupé par des peuples monstrueux (gobelins, orcs, kobolds...).


Les elfes dans les Annales du Disque-monde [modifier]
Dans Nobliaux et sorcières, les elfes (ou Nobliaux, Seigneurs...) sont beaux (ils sont « geulamours »), mais surtout méchants et cruels. Ils prennent tout et n'offrent en échange que la peur. Ils vivent dans un univers parallèle et tentent de s'introduire dans le monde des humains pour le dominer. Les elfes ont extrêmement peur du fer, qui les prive de leurs sens. Ils sont dirigés par une reine qui se donne l'apparence d'une belle femme brune en robe rouge. Elle tente souvent de jeunes filles ayant des prédispositions pour la sorcellerie et leur propose de la laisser sortir en échange d'un grand pouvoir.

Son "mari", le roi des elfes est une des rares créatures à pouvoir s'opposer à elle. Il ressemble à un satyre et vit dans une sorte de tente nauséabonde située sous un tertre.


Les elfes dans le Donjon de Naheulbeuk [modifier]
Dans la Terre de Fangh, les elfes sont des humanoïdes, de grande beauté, assez stupides et naïfs. Ils aiment la nature, les poneys, le shopping. Ils vivent dans la forêt et dansent autour d'un feu avant de dormir. Ils ont une haine séculaire envers les nains, qu'ils trouvent moches, puants, "chiants", sales et vulgaires, et ne manqueraient aucune occasion de leur cracher dessus ou leur lancer des pierres. Cette haine est évidement réciproque, les nains trouvant les elfes crétins, "emmerdants" et pas assez virils à leur goût.


Les elfes de Jean-Louis Fetjaine [modifier]
Dans sa trilogie des elfes (Le Crépuscule des elfes, La Nuit des elfes et L'Heure des elfes) cet auteur français mélange allègrement la légende arthurienne et l'univers de la Fantasy.

Il crée un peuple d'êtres éthérés, graciles, sveltes et impudiques qui incarnent la beauté animale vers laquelle tendent les hommes.

Ce sont de grands êtres humanoïdes et intelligents, qui vouent une haine héréditaire aux nains. Leur culture est très proche de celle des druides : ils ont la connaissances des arbres, de la nature, des runes.

Il y a deux types d'elfes dans cette trilogie:

- les haut-elfes, représentés par Llandon et Llianne, qui sont des elfes beaux et raffinés. Ils sont pacifiques et la réaction des hommes les déçoivent beaucoup.

- les elfes des marais (elfes gris), leur roi est Rassul, ils sont imprévisibles, agressifs, vivent en groupe. Ce peuple n'est pas aimé des autres peuples, et sont même considérés comme des bêtes.


Les elfes dans Eragon [modifier]
Dans ce livre les elfes sont les alliés des nains, des humains et des Vardens. On les appelle le beau peuple et peuvent modeler la forme de leur corps comme ils le souhaitent, grâce à la magie (ils métamorphosent leur corps).

Les elfes sont très habiles et manient l'arc et l'épée avec une force incroyable. Leur endurance, leur vitesse, leurs capacités physiques sont indéniablement supérieures à celles des humains, des nains ou des autres races. Quand ils ont besoin de quelque chose, ils « chantent » les arbres et peuvent créer ce dont ils ont besoin. Les elfes sont peu féconds : un enfant signifie l'amour véritable. Les elfes sont immortels, ils ne peuvent être tués que par le fer, le poison, par magie ou à cause d'un trop profond chagrin. Les elfes sont magnifiques et très proches de la nature et sont végétariens.

Plus que ces caractéristique quasi physiques, il faut noter que, dans Eragon, les Elfes, s'ils sont "Le Beau Peuple" pourraient aussi être appelés "Le Peuple Sage". En effet, ils nous sont décrits comme dépositaires d'une sagesse centenaire si ce n'est millénaire.

Ce sont eux qui ont fourni les premiers Dragonniers, eux encore qui, seuls, ont réussi, grâce à leur maîtrise de la gramarie (magie) à soustraire leur monde à l'influence néfaste du parjure Galbatorix, et ce sont eux enfin à qui il revient de parfaire et achever la formation d'Eragon, leur sagesse et leur maîtrise de la magie et de la nature étant sans égal.

Enfin, l'Ancien Langage, cette langue seule capable de décrire la nature vraie des choses est en fait la langue du Peuple Gris, aujourd'hui disparu, conférant aux elfes les plus grands pouvoirs...

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# Posté le mercredi 02 avril 2008 09:06

les dragons

les dragons
Symbole de vie et de puissance en Chine, protecteur en Indonésie, gardien des sabres au Japon, maléfique et ravisseur de princesses en Europe médiévale.

Dans la tradition européenne (mythologie grecque, celtique et nordique), il s'agit d'une créature ailée et soufflant le feu, son corps écailleux s'inspire des reptiles, ses ailes de la chauve-souris. Il a donné son nom au dragon de Komodo.

Le terme dragon désigne également des créatures similaires d'autres cultures, comme les ryuu (en japonais: 竜) japonais ou les dragons chinois.

Mythe universel (absent sous cette forme sur le continant américain, il est remplacé par le bénéfique serpent a plume des aztèque incas et mayas), le dragon est cependant un symbole opposé selon les civilisations. En Occident, il est avec le serpent l'un des symboles du mal, de la Nature sauvage et indomptable sous toute ces formes, l'ennemi de l'Humanité, voire la représentation du léviathan dans l'Apocalypse de saint Jean.

La culture occidentale est riche en chevaliers tueurs de dragons sauroctones : Siegfried issu des légendes germaniques ou saint Georges par exemple. Dans les récits médiévaux, le symbolisme du dragon a toutefois diminué : il est en quelque sorte l'adversaire obligé que tout véritable paladin se doit d'avoir occis au moins une fois. L'auditoire serait déçu si l'histoire ne renfermait pas au moins un récit de combat contre un dragon. Dans les récits plus anciens, datant de l'Antiquité, le symbolisme est pleinement vivant : le sauroctone représente le Christianisme naissant, luttant contre le dragon de l'Apocalypse, le Diable, l'empereur romain persécuteur, il s'agit en fait de récits symboliques, de paraboles, à une époque où persécutions et délations obligeaient les Chrétiens à s'exprimer en termes imagés pour parler de la situation religieuse.

Par la suite, la ferveur populaire personnalisa l'idée de la lutte du Christianisme contre le Paganisme en créant des personnages ou en attribuant à des personnages réels des images prises au pied de la lettre. Il semblerait ainsi que saint Georges soit en fait le Christianisme se répandant à Beyrouth et victime des persécutions de Dioclétien. L'existence même de saint Georges fut mise en doute par l'Eglise catholique elle-même dès le Ve siècle, non pas en raison de la présence d'un dragon dans l'histoire (le monde connu par les Occidentaux étant alors si peu étendu, on ne savait pas s'il en existait ou non) mais à cause du manque de sources et des incohérences (le saint Georges historique tuant un dragon plusieurs siècles après sa propre mort).


Tout cela a fait naître une iconographie médiévale si abondante et si largement diffusée explique qu'on a cru longtemps à l'existence des dragons avant que l'exploration complète du globe à la fin du XVIIIe siècle, ne fasse apparaître leur inexistence. A titre de comparaison, la découverte d'ossements de mammouth en Sicile à la fin du XVIIIe siècle, fit dire qu'on avait trouvé le squelette du géant Polyphème, le cyclope tué par Ulysse...


En Orient, le dragon est au contraire un objet de vénération en tant que porteur de lumière et de sagesse (les dragons luong et ryu font partie du tembu pour protéger l'enseignement de Bouddha, le Dharma). Un tel contraste dans un mythe aussi répandu laisse perplexe. A moins que le dragon ne soit la représentation des luttes intérieures des différentes facettes de la psyché humaine...

Autour du mystère se sont construits deux mouvements de fans des Dragons cités ici à titre de curiosité :


Classer une créature par définition fantastique dans une taxinomie scientifique est une naïveté doublée d'un non-sens, cependant, la draconologie, une sorte d'étude anatomique raisonnée et comparée des Dragons cherche à répondre à la question suivante: "Si les Dragons existaient, comment seraient-ils structurés afin de respecter les lois de l'évolution naturelle ?"
La magie draconique, une sorte de shamanisme totémique tournant autour des dragons.
Les dragons on le pouvoir de cracher du feu et de voler


Origine du dragon [modifier]
Une hypothèse sur l'origine des dragons remonterait aux premières civilisations. Les habitants auraient trouvé des ossements de dinosaures. Ce serait comme cela que les légendes sur les dragons seraient apparues. Cependant, cette théorie n'explique pas l'universalité du mythe, puisqu'il est assez rare de trouver ces fossiles à l'air libre, dégagés par l'érosion. De manière plus probable, les dragons apparaissent, sous une forme ou une autre, en même temps que les autres monstres de l'imaginaire. Les plus anciennes traces connues remontent à 6 000 ans environ, dans une tombe du Henan, en Chine : formée de coquillages, sa forme se détache nettement aux côtés du défunt. La découverte de cette tombe ne datant que des années 1980, il est possible que d'autres recherches archéologiques trouvent au monstre une origine plus ancienne, dans un futur proche. Cependant, il s'agit là d'une figure religieuse imaginaire, tout comme le sont le sphynx, les sirènes ou toute autre créature fabuleuse. Celles-ci s'appuient davantage sur des espèces animales existantes, que l'homme hybride à sa fantaisie, que sur la découverte d'un squelette gigantesque de dinosaure. On trouve ainsi des monstres aux formes semblables, mais néanmoins différents, dans presque toutes les cultures antiques, et ces mythes se sont par la suite "contaminés" les uns les autres, pour s'approcher de la figure actuelle, désormais universelle.


Pourquoi est-il présent dans tant de civilisations? [modifier]
Le dragon est composé des 4 éléments qui sont présents dans le monde entier :

L'eau (dans laquelle il nage)
L'air (où il vole)
La terre (où il marche, et parfois où il se cache)
Le feu (qu'il crache)
Tous ces éléments sont présents dans chaque civilisation, c'est pour cela que le dragon est présent presque partout. Cela a beaucoup intrigué les scientifiques qui se sont mis en tête de retrouver des ossements de ces behemoths et on en a pu arriver à confondre un squelette d'ours avec celui d'un dragon.


Les trois « âges du Dragon » [modifier]
On peut distinguer trois grandes étapes dans l'histoire des croyances liées au Dragon, trois « âges du Dragon » dans l'histoire des hommes, correspondant aux stades successifs de Dragon cosmique, c'est-à-dire Dragon, force de la nature et par là même Dragon-Dieu ; de Dragon-gardien, principe qui veille et qui protège ; et de Dragon maléfique, force du mal.

Dragon cosmique, à la fois ange ou démon, serpent et oiseau... conflit mythique qui a toujours hanté l'imagination des hommes. Certaines légendes s'arrêtent à cette opposition. Ainsi il a été découvert une gravure préhistorique représentant le combat de l'Oiseau et du Serpent se disputant l'¼uf du Monde. On retrouve en Égypte le combat entre Horus, le soleil mais aussi le faucon, et Typhon (ou Apophis), le Dieu Serpent. En Inde, le serpent Kāliya combat Krishna. De même le soleil aztèque s'oppose au serpent. Dans la mythologie égyptienne, Apophis, le dragon des Ténèbres, était vaincu chaque matin par Rê, le dieu du Soleil.

En revanche, d'autres mythes réunissent ces deux forces, primitivement antagonistes, en un être hybride, appelé « serpent à plumes », comme Quetzalcoatl, ou « dragon ».
Le dragon cosmique : puissance de la nature et symbole de la régence [modifier]

Puissance du ciel en Chine [modifier]

Dragon chinois lors d'une "danse du dragon"Les dragons font partie des mythes fondateurs de la civilisation chinoise, et ils sont souvent à l'origine des Dynasties. Le cycle des exploits de Yu montre par exemple comment cet empereur mythique organise son empire avec l'aide décisive d'un dragon ailé. Tous les empereurs de Chine ont régné sous le signe du Dragon, et ils étaient même considérés comme « Fils du Dragon » ayant reçu le « mandat du ciel » : leurs vêtements de parade, comme les murs de leurs palais, étaient abondamment décorés de Dragons à 5 griffes, (les hauts dignitaires devant se contenter de dragons à 3 ou 4 griffes), et il n'était pas rare qu'un empereur envoie en présent à un chef rebelle qu'il n'avait pu vaincre par la force, une somptueuse robe brodée de dragons.

Ce dragon est la manifestation de la toute-puissance impériale : la « Face de Dragon » désigne l'empereur, la « Perle du Dragon » la sagesse du chef, la perfection de sa pensée et de ses ordres. Mao Zedong dit un jour, paraît-il : « on ne discute pas la perle du dragon ». Voulait-il faire entendre que la perfection ne peut être connue, ou simplement qu'il n'était pas souhaitable que sa pensée soit remise en cause ?

En 1894, ce n'est pas si lointain, le gouverneur de la Province de Moukden aurait interdit la construction d'un chemin de fer : on croyait en effet qu'un dragon vivait sous terre à cet endroit, et l'on craignait que les trains ne lui brisent la colonne vertébrale...

De nombreux dragons hantent le ciel de la Chine. Certains poursuivent inlassablement le Soleil et la Lune, provoquant les éclipses. (Il est intéressant de noter qu'astronomiquement, la tête et la queue de la constellation du Dragon sont les n½uds de la lune, les points où ont lieu les éclipses). Un grand dragon de feu conditionne de ses humeurs la vie en Chine : il ouvre les yeux et c'est le jour, il les ferme et c'est la nuit. Son souffle provoque les tempêtes. Le tonnerre est une manifestation de sa colère, ou de ses combats avec d'autres dragons.

Toujours en Chine, les dragons jouent également un rôle essentiel dans l'agriculture. Gardiens des eaux, ils sont plutôt bienfaisants, mais ils peuvent être maladroits, se tromper de tâche, s'endormir, voire s'enivrer, et c'est alors la catastrophe : le fleuve déborde, la tempête ravage les côtes, ou bien, au contraire, les sources tarissent, la sécheresse menace. Il faut alors les rappeler à l'ordre, ou même les punir : si la pluie tarde trop malgré les prières, on sort la statue du Dragon hors de son temple pour l'exposer au grand soleil : car il est bien connu que les Dragons n'aiment pas trop le soleil...

Le Dragon représente aussi le cycle de la végétation. Il est figuré par l'hexagramme K'ien, principe du ciel et de la création, et dont les 6 traits pleins représentent les 6 étapes de la manifestation :

La première de ces manifestations est le "dragon invisible", à l'image de la semence enterrée, le pouvoir de la création non encore exprimée.
La deuxième est nommée "dragon des champs", à l'image du germe qui croît, mais n'est pas encore visible.
La troisième se nomme "dragon visible", et symbolise le germe apparaissant hors de terre.
La quatrième est le "dragon bondissant" : la plante croît et donne ses fruits.
La cinquième est dite "dragon volant", à l'image des graines et pollen qui essaiment.
La sixième enfin est le "dragon planant", c'est l'esprit qui ordonne le tout, le roi-dragon céleste.
On retrouve cette association du dragon avec l'élément eau et le cycle végétal dans le festival des bateaux dragons, qui se déroule sur les lacs de certaines provinces chinoises, en souvenir du suicide en 290 avant J.-C., du poète Qu Yuan, désespéré de ce que ses talents ne soient pas reconnus par le roi. Cette cérémonie-souvenir est également liée au temps du repiquage des pousses vertes du riz, qui a lieu à la même époque, après les grandes pluies de printemps. Les chinois le nomme " Mow saï "


Dans la légende arthurienne [modifier]
On retrouve d'ailleurs cette assimilation du dragon à la toute-puissance du Chef en Bretagne, avec le Roi Uther (père d'Arthur) surnommé « Pendragon », ou « tête de dragon ».

Restons en Bretagne un instant, pour évoquer Merlin l'Enchanteur, dont la sagesse était légendaire dès l'enfance. Le tyran Vortigern, celui-là même qui avait exilé Uther Pendragon et ses frères, pour usurper leur trône, voulait bâtir une forteresse imprenable. Or, malgré tous les efforts de ses ouvriers, et les invocations de ses mages, l'édifice s'écroulait à peine sorti de terre, et de ses fondations s'élevait une clameur terrifiante. Un sacrifice humain s'imposait pour conjurer les mauvais esprits, et Vortigern allait condamner le jeune Merlin, que sa naissance illégitime désignait comme victime idéale, lorsque celui-ci lui donna la solution : « il y a dessous le sol, juste au point où la construction doit prendre appui, deux dragons énormes. Lorsqu'ils commencent à éprouver sur eux le poids de la bâtisse, ils s'agitent, et les murs s'écroulent. » Le tyran fit creuser plus profond, et l'on découvrit deux dragons, l'un rouge et l'autre blanc, qui, sitôt mis à jour, s'affrontèrent en un terrible combat, que gagna finalement le Dragon Rouge. Merlin donna alors la signification de ce combat : « Roi, je te dirai que ces dragons représentent, le rouge, la nation Bretonne, le blanc, toi, Vortigern. Ce pays, tu le possèdes indûment. Mais le Dragon rouge est en route, malheur au Dragon blanc, car il court sa perte. »

Nous retrouvons ces dragons habitant la terre dans les légendes concernant Mélusine, et, plus généralement, la Vouivre. La terre, elle-même, a longtemps été comparée à un dragon, et les anciens nommaient Veines du Dragon ces courants telluriques qu'ils essayaient de concentrer en y élevant pierres levées et monuments.


Le dragon-gardien [modifier]

Le gardien des trésors [modifier]

Statuette représentant un dragon endormiLe rude combat qui mettait en lice dragon et soleil (symbolisé par le lion, dans la tradition perse), serpent et oiseau, retraçant sans doute le combat que livraient nos premiers ancêtres contre les éléments, cède peu à peu la place aux grands exploits mythiques peuplés de dragons gardiens de trésors, et dont les demi-dieux ou héros deviennent les acteurs.

Du Proche-Orient à la Chine, l'Irlande à la Méditerranée, le monde des traditions et légendes est peuplé de veilleurs et gardiens mono- ou multicéphales, munis d'écailles, de griffes et d'ailes, crachant le feu ou les vapeurs mortelles, et montrant la garde des trésors que seuls les plus courageux essaieraient de leur ravir.

Dans l'Antiquité, au Proche-Orient, le dragon symbolisait le mal et la destruction. Cette conception se retrouve, par exemple, dans l'Enuma Elisha, ½uvre épique de la littérature mésopotamienne (v. 2000 av. J.-C.). Incarnation des océans sous forme de dragon, la déesse Tiamat, l'un des principaux personnages de cette légende, commande aux hordes du chaos et son anéantissement précède l'apparition de l'univers ordonné.

La mythologie grecque nous dresse un arbre généalogique particulièrement fourni en dragons. Échidna engendra d'une première union avec Typhon aux cent têtes de dragon, l'Hydre de Lerne, Chimère et Cerbère, le chien aux trois têtes des Enfers. Puis elle s'unit à Orthros, et enfanta, entre autres monstres, le Sphinx, le Lion de Némée, Ladon, gardien du Jardin des Hespérides, et l'Aigle de Prométhée. Le héros présentant le plus beau tableau de chasse est sans doute Hercule qui, au cours des 12 travaux que lui imposa Héra, rencontra, entre autres, plusieurs de ces monstres.

Ces dragons qu'affrontent les héros personnifient parfois des dangers naturels, tels Charybde et Scylla (autre fille d'Echydna), gouffre et rocher bien réels près du détroit de Messine, ou le dragon gardant le jardin des Hespérides, qui personnifie le Gulf-stream entourant ces îles, ce grand serpent de la mer, ou grand dragon des océans, tels que le connaissaient toutes les traditions de navigateurs, Vikings, Danois, Saxons, Celtes.

Ce trésor que gardent les dragons, quel est-il ? Souvent enfoui au fond d'une caverne, symbole du c½ur caché de la Terre, de la matrice où le héros, tel le récipiendaire des anciens Mystères d'Éleusis, doit mourir pour renaître, ou caché au fond des mers, le trésor (qu'il soit, selon les légendes, or, pierres précieuses ou Pierre du dragon, perle ou autres joyaux, ¼uf de serpent ou oursin des mers) représente la vie intérieure, et les dragons qui gardent ces trésors, gardiens féroces d'un lieu interdit au profane, ne sont que les images de nos désirs et de nos passions qui nous empêchent d'accéder à ce qu'il y a au plus profond de nous. Descendre dans l'antre du Dragon, c'est sans doute descendre au fond de nous même pour nous préparer à recevoir la lumière. L'or, métal réputé inaltérable et pur, symbolise souvent sous différentes formes cette lumière, ce trésor à découvrir en nous-même. Dans la mythologie grecque, il apparaît sous la forme des pommes d'or du Jardin des Hespérides que parvient à dérober Héraklès. Les pierres précieuses, autre forme de trésor enfoui au fond de l'antre du dragon, ne seraient-elles pas le pâle reflet de cette pierre symbolique : « pierre cachée des Sages », ou « pierre brute » ?

Dans la tradition chinoise, le dragon veille sur la perle miraculeuse qui renferme la sagesse et la connaissance, pure comme l'or, symbole de perfection spirituelle et d'immortalité. Ce trésor est associé à la vie, à l'énergie vitale, à la lumière, au bonheur, à la vertu, à tout ce qui est positif et digne d'être recherché.

Dans l'Évangile de saint Matthieu, la perle figure le Royaume des Cieux. Elle « ne doit pas être jetée aux pourceaux » : une autre manière de dire que la connaissance ne doit pas être livrée inconsidérément à ceux qui n'en sont pas dignes, ou qui n'y sont pas préparés. Le christianisme fait écho de cette éternelle mise en garde à l'égard de celui qui accède à une connaissance sans y être préparé, ainsi qu'à l'égard de celui qui, tel Prométhée, dévoile sans permission cette connaissance aux profanes.

La perle du dragon rappelle aussi l'escarboucle que porte au front la Vouivre, et qui lui permet de voir et de se diriger.

La mission essentielle du Dragon-gardien de trésor est de tuer tous ceux qui convoitent celui-ci, et qui ne possèdent pas un c½ur assez pur. Seul le héros, celui qui a été élu par les Dieux, du fait même de sa sincérité et de la pureté de son c½ur, pourra, grâce à des artifices, et souvent grâce à l'aide d'une femme, s'emparer du trésor et accéder à l'immortalité de l'âme et à la Connaissance suprême.

On retrouve ce thème dans l'Ancien Testament lorsque Dieu, après avoir chassé Adam et Ève du Paradis Terrestre, fait garder l'arbre de la connaissance du Bien et du Mal par des Chérubins (de l'hébreu כרוב, kerūb, pluriel כרובים, kerubīm) dont l'épée est flamboyante et dont l'effigie gardait l'Arche d'Alliance renfermant les Tables de la Loi. Là s'arrête le rapprochement, car la représentation du Chérubin est alors anthropomorphique (Livre de l'Exode chapitre 25, versets 18 à 22) et lorsque cette représentation évolua à l'époque d'Ezechiel vers une vision zoomorphique sous l'influence des civilisations mésopotamiennes( Ezechiel vivait et écrivait à Babylone au VIe siècle et en utilisait les symboles), elle n'eût rien à voir avec celle d'un dragon (Ez 1:5-28).


Le dragon apparait sur le Drapeau du Pays de GallesEn tant que gardien de trésor, le dragon préserve ce qui est essentiel dans les êtres et les choses. Le secret qui ne peut être révélé qu'à l'issue d'un affrontement entre celui qui le recherche et celui qui le garde caché aux regards des hommes ordinaires.

Et en fait, étymologiquement, le dragon est lui-même « regard » : le mot grec Drakon vient de derkomai, regarder ou fixer du regard. Les dragons seraient donc des monstres caractérisés par leur regard ? Le regard de la gorgone Méduse tue (ou pétrifie, selon la tradition) ceux qui le rencontrent (Persée parviendra à la tuer grâce au miroir qu'il utilisera pour ne pas rencontrer directement son regard), u autre monstre mythique, qui regarde, qui voit tout (Argos aux cent yeux, par exemple), possède la puissance, et peut surveiller, garder, le royaume ou le trésor qui lui est confié.

Les Parthes, au IIIe siècle avant J.C., avaient donné à leurs troupes de cavaliers-archers chargés de surveiller les frontières le nom de dragons. Le nom fut repris en France pour nommer des régiments de cavalerie combattant à pied mais se déplaçant à cheval sans qu'aucun lien ne soit établi entre l'étymologie de leur nom et les missions qui leur sont confiées : les régiments de dragons existaient bien avant que ne soient confiées des missions d'observation au 13e régiment de dragons parachutistes.


Le gardien des connaissances [modifier]
L'image du Dragon comme « voyant universel » nous renvoie à la connaissance mystique. Celui qui regarde révèle celui qui est regardé. Le regard du Dragon devient le symbole de la révélation. Le dragon est le miroir qui renvoie à l'homme l'image de sa nature cachée.

Il est difficile de ne pas évoquer aussi Python, cet autre dragon qui ne dévoile la connaissance à celui qui vient l'interroger à Delphes que par les révélations « hermétiques » de sa prêtresse.


Le dragon maléfique : l'incarnation du Mal [modifier]
L'évolution du dragon cosmique au dragon gardien se prolonge dans une véritable escalade. Le gardien devient actif, il rançonne les passants, exige des sacrifices, terrorise et ravage des pays entiers. Devenu méchant, destructeur, maléfique, le dragon-serpent peuple les contes. Certains évènements historiques alimentèrent cette image : l'arrivée de dragons envahisseurs. Ils arrivèrent par la mer, (ce qui n'étonna personne, à une époque où les navigateurs pouvaient lire sur leurs cartes marines : « au-delà de cette limite, habitent les dragons... »), Vikings venus du Nord sur leurs Drakkars et Snekkars à têtes de dragons ou de serpents ; mais aussi par la terre, Mongols et Tatares venus de l'Est, avec leurs étendards décorés de dragons.

Développé par des Méditerranéens, le christianisme hérite de l'image du dragon et lui fait dépasser le niveau mythologique pour une dimension métaphysique. Il devint le symbole de tout ce qui est opposé au christianisme, le symbole de la barbarie, de la Bête maléfique, incarnation de Satan et du paganisme. Déjà illustré depuis des millénaires, en Mésopotamie, et en Égypte, en Chine (où le dragon est, au même titre que les fleurs de cerisier ou les bambous, un sujet favori pour les peintres chinois, dont certains, comme Ch'en Jung, lui ont consacré leur ½uvre), le dragon deviendra, avec le thème de l'Apocalypse, une source inépuisable d'inspiration pour les artistes. L'art qui s'en inspire fait du dragon l'image du péché et du paganisme, dont triomphent avec éclat les saints et le(s) martyrs. Les personnages apocalyptiques sont surtout illustrés dans les sculptures des chapiteaux et des porches d'églises. Les dragons ornent souvent les majuscules et les fins de lignes des Psautiers enluminés. On ne compte plus les tableaux représentant saint Michel ou saint Georges terrassant le Dragon appellé aussi Draco Magnus.

L'Apocalypse de Jean décrit le combat du Dragon, et de la Bête de la Terre contre l'Agneau divin. le Dragon/Satan cherche à dévorer la femme qui accouche (la vierge Marie/le Christianisme qui se développe) qui est défendue par l'archange Michel que l'on reconnaît à son cri "Mich a El" ("qui est comme Dieu ? qui se prétend Dieu?"), cri de protestation devant l'audace orgueilleuse de Lucifer. Suite à ce premier combat qui représente la prédication du Christ et son sacrifice pour l'Humanité, le dragon est battu mais non vaincu.

Il est enchaîné pour mille ans (image du temps séparant l'avénement du Christ de son retour à la fin des temps) période pendant laquelle l'Humanité en ayant la possibilité de participer à la lutte contre le Mal, peut montrer par là son adhésion au Christ, en cherchant à mériter le sacrifice de ce dernier : c'est donc une période pendant laquelle l'Eglise et l'Homme conscient qu'il doit se libérer du Mal, luttent contre Satan avec l'aide de Dieu. Puis revient le temps de l'ultime combat (la fin du monde, le retour du Christ), et le dragon vaincu cède sa place au règne définitif de Dieu.

Satan, le dragon, celui qui voit tout, sait ce qu'il fait en s'opposant à Dieu : sa responsabilité est totale. L'Humanité, bien plus ignorante et par ailleurs séduite, fascinée par le serpent, est pardonnable. Elle n'a pour elle que son désir de bien faire, seule l'aide de Dieu lui permet de bien agir.

Ce récit de combat entre l'Agneau, Verbe triomphant, sauveur, et le dragon image de Satan, illustre le combat spirituel livré par l'homme à lui-même afin de maîtriser ses tendances destructrices et régressives et retrouver la plénitude de l'alliance originelle qui le lie à Dieu et dont le péché commis à l'instigation de Satan, l'a privé.

Le symbole de ce combat inspire toute la littérature chevaleresque même si en apparence, elle s'attarde plutôt sur les péripéties. La puissance du dragon demeure mais n'est plus invincible : il n'est plus que l'adversaire du bien, destiné à être détruit. Le devoir des Chevaliers est de le terrasser, il n'y arrivera qu'en étant pur et le purifiera encore.

Champion de la foi chrétienne, le chevalier doit être un preux, courageux et au c½ur pur. Indifférent aux biens matériels, il ne possède que son cheval et ses armes, qu'il conquiert grâce à ses victoires. Les vertus acquises résident dans l'être, non dans l'avoir. En ce sens, le combat contre le dragon représente une épreuve initiatique. Le dragon symbolise l'adversaire le plus fort, le plus merveilleux que l'on puisse combattre. De même, l'enjeu du combat est souvent capital pour le héros : délivrance d'une princesse inaccessible, acquisition d'un objet au pouvoir puissant, reconnaissance éternelle des populations délivrées. Cet enjeu incarne le but de la vie du chevalier où priment l'absolu et les vertus cardinales (courage, maîtrise de soi, etc.) qui doivent lui permettre d'arriver à cette liberté intérieure qui résume l'idéal chevaleresque : valeur et pureté absolues. La valeur établit la dignité de l'homme nouveau, de l'initié. La pureté est indispensable, elle seule lui donne accès au trésor, à la connaissance de sa propre nature. Ainsi, celui qui affronte le dragon avec succès devient-il ce qu'il est, atteint-il sa réalisation pleine et entière.

Dans un registre semblable, la tradition populaire mais non l'hagiographie officielle chrétienne qui ne les reconnait pas, rapporte des histoires où des religieux (ermites, moines, saints, etc.) arrivent à dominer des dragons souvent par la seule force de leur prière et l'aide d'un simple objet (corde, écharpe) : en-dehors de l'aspect pédagogique présentant la victoire du Bien sur le Mal, cette action n'est possible que grâce à l'intégrité des saints, qui montrent ainsi par leur vie exemplaire qu'il est possible de combattre aussi bien les forces naturelles que surnaturelles. L'agneau plus fort que le dragon, l'amour plus que le haine.

Donc, le dragon possède différentes significations selon les cultures.




Les dragons dans les ½uvres modernes [modifier]
Le dragon a été repris dans la littérature moderne et le cinéma, ainsi que dans les jeux de rôle (essentiellement ceux d'inspiration médiévale-fantastique), dont notamment le célèbre Donjons et Dragons.


Dans "Fire Emblem" [modifier]
Le dragon est le symbole de la série fire emblem. Dans le premier episode sorti en europe, la "quintessense", substance de l'esprit, très grande chez le dragon, est le but final de Nergal, qui veut en tirer un grand pouvoir. Il veut pour cela se servir de Ninian et Nils, Deux dragons ayant franchi la "Porte du Dragon", et ayant pris forme humaine.

Dans Fire Emblem Path of radiance, les dragons sont un des peuples laguz, les métamorphes. ils ont une puissance phénoménale, et ont les plus grands pouvoirs de l'esprit.

Dans tous les épisodes, ils sont l'incarnation de la force, mais peuvent être battus par ceux qui ont une volonté suffisante.


Dans la Terre du Milieu [modifier]
Article détaillé : Dragon (Terre du Milieu).
Dans l'univers inventé par J. R. R. Tolkien, les dragons sont des créatures maléfiques nées des ½uvres de Morgoth au cours du Premier Âge en Angband. Le premier d'entre eux, surnommé le « Père des Dragons » s'appelle Glaurung.

Bilbo le Hobbit est centré sur le dragon Smaug. Celui-ci a spolié les nains de leur royaume sous la Montagne Solitaire et a volé leur trésor. On y fait parfois référence comme un ver. Ce mot est employé car les premiers dragons envoyés par Melkor étaient aptères (sans ailes) et se déplaçaient en rampant (par exemple, Glaurung laisse une traînée de cendres derrière lui); le mot est resté pour décrire les dragons, mêmes ailés - lesquels ne sont apparus que lors de la guerre de la Grande Colère, à la fin du Premier Âge.

Dans l'½uvre de Tolkien, les Dragons allient une avarice prodigieuse à une grande ruse. Ils aiment à amasser des richesses pour s'en faire un lit et dormir dessus, tel Glaurung à Nargothrond ou Smaug en Erebor.


Dans l'univers de Prophecy [modifier]
Lorsqu'il n'y avait rien d'autre dans le monde que le néant, les étoiles donnèrent naissance à l'être primordial : Moryagorn. Cet être avait l'apparence d'un dragon, le premier des dragons. Afin de répondre à l'appel des astres, il créa la vie en donnant naissance à neuf Grands Dragons qui donneront, à leur tour, vie à de nombreuses choses. Nous, humains, sommes issus de la folie créatrice de ces Grands Dragons ; bien que nous fussions la dernières espèce - et la plus aboutie... Dans le monde de Prophecy, les dragons font figures de divinités et occupent des places hiérarchiquement hautes dans toutes politiques fondées par les humains.




Brorne est le premier fils de Moryagorn. Son élément est la pierre et, à l'image de cette dernière, Brorne est sage, patient et réfléchi. Ses paroles laconiques sont toujours écoutées car le Seigneur de la Pierre ne parle jamais pour ne rien dire.
Kroryn est le second fils de Moryagorn. Son élément est le feu. Kroryn est l'incarnation même de la fougue. Incontrôlable, il ne vit que pour la guerre et le combat.
Ozyr est la première fille de Moryagorn et son troisième enfant. Son élément est l'océan et elle est la gardienne de tout savoir. Jadis extrêmement sage et calme, Ozyr est devenue un être paranoïaque qui protège jalousement son territoire océanique.
Kezyr est le troisième fils et quatrième enfant de Moryagorn. Son élément est le métal. Kezyr est avant tout un créateur et un artisan légendaire capable de travailler le métal mieux que quiconque. Majestueux par le passé, Kezyr semble être rongé par une tragédie du passé et cherche aveuglément le pardon de son fils.
Heyra est la seconde fille et le cinquième enfant de Moryagorn. Son élément est la nature. Lorsque Heyra naquit, le monde fut recouvert d'une flore luxuriante. Heyra est donc naturellement bonne et s'avère extrêmement protectrice envers toute forme de vie.
Nenya est la troisième fille et sixième enfant de Moryagorn. Gardienne des rêves et des désirs, Nenya est l'essence de la Magie en Kor. Imprégnée de mystères et d'onirisme, Nenya est douce et règne sur l'Ether, monde où chaque rêve prend vie.
Khy est le fils de Kezyr et le septième Grand Dragon qui naquit. A sa naissance, Khy n'eut aucun élément sur lequel régner et s'est longtemps interroger sur de nombreuses questions que ses pairs ne se posaient pas. Lorsque que les humains furent crées, Khy devint le Grand Dragon des Cités, gardien de la race humaine. Il est pacifique bien que très énigmatique. Même les autres Grands Dragons ont du mal à cerner Khy.
Szyl est le fils de Nenya et le huitième Grand Dragon. Son élément est l'air et, à son image, il est libre et désinvolte. Haï par certains de ses pairs à cause de cette désinvolture, Szyl n'en tient pas compte et parcourt inlassablement les cieux, son royaume, à la recherche d'aventures palpitantes.
Kalimsshar est le dernier fils de Moryagorn et le neuvième Grand Dragon. Né des doutes et des cauchemars de son père, Kalimsshar est le seigneur de l'ombre. Loin d'être l'incarnation du mal, Kalimsshar revendique ce que tous ses pairs rejetent "car ils sont nécessaires pour l'équilibre du monde". Il semble perpétuellement en train de comploter et a été, depuis longtemps, rejeté par ses frères et soeurs. Aujourd'hui qualifié de Hérault de la Fatalité, Kalimsshar oeuvre dans l'ombre afin d'arriver à un but que lui seul connaît.

Dans l'univers de Warcraft [modifier]
Une fois Azeroth ordonné par les Titans, ceux-ci se préparèrent à quitter ce monde. Mais, avant de partir, ils décidèrent de donner aux plus grandes espèces nouvelles du monde le pouvoir de surveiller Kalimdor contre toute menace possible. À cette époque, il y avait de nombreux groupes de dragons. Cinq de ces troupes dominaient leurs cousins. Ce furent ces cinq groupes que les Titans choisirent pour garder le monde naissant. Les membres les plus important du Panthéon des Titans donnèrent une partie de leur pouvoir sur chacun des chefs des groupes. Ces dragons majestueux furent connus à partir de ce moment comme les Grands Aspects.




Le dragon de Bronze Nozdormu a le pouvoir de garder le temps et de régler les chemins tournoyant du destin. Le stoïque, honorable Nozdormu devint connu comme Celui-qui-est-hors-du-Temps.
Le léviathan rouge, Alexstrasza, plus tard connue comme la Lieuse de Vie, travaillerait à sauvegarder toutes les créatures vivantes du monde. Grâce à sa sagesse suprême et à sa compassion sans limite pour toutes les choses vivantes, Alexstrasza fut couronnée comme la Reine des Dragons et reçut la domination sur ceux de sa race.
Le dragon vert et agile Ysera, jeune s½ur d'Alexstrasza, se voit octroyer d'un pouvoir sur les pensées et les rêves. Ysera tomba dans une transe éternelle, liée au rêve éveillé de la création. Connue comme la Rêveuse, elle garde les terres sauvages du monde depuis son royaume verdoyant, le rêve d'Emeraude.
Le dragon bleu, Malygos, serait connu comme le Tisserand des Sorts, gardien de la magie et des arcanes cachées.
Le dragon noir Neltharion, qui devint le Gardien de la Terre, reçut la responsabilité de la terre et des endroits enfouis du monde. Il endossa la force du monde et devient le plus grand soutien d'Alexstrasza.Il en résulte une créature très puissante. Après son passage dans les forces obscures, il sera renommé Deathwing le Destructeur.

On peut retrouver ces créatures dans les 4 oeuvres de Richard A. Knaak de la saga littéraire Warcraft.


Dans l'univers de Donjons et dragons [modifier]
Article détaillé : Dragon (Donjons et dragons).
Le dragon est l'une des figures les plus emblématiques du jeu de rôle, de par la puissance qu'il dégage, du développement de son histoire (un ouvrage entier, le Draconomicon, est consacré au dragon) ou par le fait qu'il fasse partie du titre du jeu.

Ont y distingue dix types de dragons répartis en deux catégories (les chromatiques et les métalliques). Les dragons chromatiques sont malfaisant et sont de couleur blanc, bleu, rouge, vert et noir. Les dragons métalliques sont bon et sont de couleur d'or, argent, bronze, airain et cuivre.

Les dragons rouges et le dragon noir font partis des personnages clés des deux films Donjons & Dragons.


Dans l'univers de Warhammer [modifier]
Dans le jeu de bataille sous sa forme actuelle, les dragons joués servent de montures aux puissants seigneurs, et représentent de jeunes dragons. Les races faisant usage de dragons sont :

les Hauts-Elfes de Caledor (en particulier, les Princes Dragons montés sur dragons sont un choix d'unité rare lors de la campagne de la Guerre de la Barbe),
le Chaos (dragons mutants à deux têtes),
les Elfes Sylvains d'Athel Loren (les S½urs du Crépuscule),
l'Empire (qui possède un unique dragon au zoo d'Altdorf, monture personnelle de l'Empereur),
les Elfes Noirs (dragons noirs),
les Comtes Vampires (dragons zombies).
Les seuls dragons se battant de manière autonome sont Galrauch, premier dragon du Chaos, qui est en fait un ancien dragon de Caledor possédé par un Duc du Changement, et les dragons zombies des armées de Nécrarques.

Dans d'anciennes versions du jeu de bataille, les dragons pouvaient être accueillis sur les champs de bataille de manière autonome, et étaient divisés en dragons, princes dragons et dragons empereurs, selon leur grandeur. Forgeworld (une filière de Games Workshop spécialisée dans la production de figurines de jeu de très grande taille) a produit un dragon empereur à l'échelle des figurines, d'une grandeur approximative de 50 cm de long ! Pièce plus de collection que de jeu, donc.

Même s'ils ne sont pas fort visibles sur les tables de jeux, l'univers de Warhammer (à travers son jeu de rôle et les romans basés dans ce monde) comporte d'autres nombreux dragons, bien que beaucoup moins présents que dans les autres univers fantastiques (cela étant parce que la mythologie warhammerienne est couplée à celle de l'univers de Warhammer 40k, un univers de science fiction sombre, et que donc les dragons n'y ont aucun statut semi-divin comme dans Warcraft, par exemple).

Les dragons du monde de Warhammer sont donc présentés comme des créatures "comme les autres", sans aucun des atours sacrés qui les caractérisent dans les autres univers (par exemple, leur propension à amasser des piles d'or est dû à un désir d'attirer les femelles, plutôt qu'à un trait de "caractère"). Les dragons seraient de plus antérieurs à l'arrivée des Anciens sur le monde de Warhammer, et donc seraient le fruit d'une évolution naturelle, et non pas du Chaos. La même origine "indigène" concerne les terribles Dragons-Ogres (présents dans les armées du Chaos). Cependant, il semble que les hauts elfes et les humains de Cathay leur vouent un culte. Il faut aussi noter que les dragons de Caledor, au temps de la Guerre de la Barbe, étaient capables d'utiliser la magie (sorciers de Feu de niveau 1).

Dans le monde de Warhammer, la plupart des dragons peuvent apparemment être trouvés dans les montagnes de Naggaroth, de Caledor (bien que ceux-ci soient sujets à un sort de torpeur lancé par les Elfes Noirs il y a des siècles, ce qui empêche leur recrutement intensif), du Bord du Monde (où ils participèrent à la destruction des citadelles naines, notamment Karak Azgal qui fut occupée par le grand dragon Skaladrak), de Norska, et - plus hypothétiquement - des Montagnes des Larmes environnant le Cathay. Des rumeurs metionnent également le fait que l'Empereur-Dragon du Cathay soit en fait un vrai dragon, et pas un simple humain portant un titre honorifique.


Dans la Ballade de Pern [modifier]
Les Dragons de Pern sont les protecteurs d'une planète qui semble sortir tout droit du Moyen-Âge, mais dont l'apparence médiévale recouvre la régression d'une colonie Terrienne dans un lointain futur. Créer des Dragons à partir d'animaux indigénes de Pern est devenu le seul recours des colons face aux Fils, des organismes dévastateurs qui s'abattent régulièrement sur Pern lors du passage d'une comète proche.

Comme les lézards de feu, dont ils proviennent, les Dragons de Pern sont empathiques, possédent la capacité de se téléporter à volonté à travers l'espace et dans une moindre mesure le temps, et peuvent cracher du feu après avoir mâché une pierre spéciale riche en éléments combustibles. À l'éclosion, un dragonnet lie son esprit à un Humain, de manière indéfectible. Si son cavalier est tué, le Dragon se téléporte sans retour. Dans le cas contraire, le chevalier-dragon survivant porte à jamais la perte de son Dragon et souvent finit par se donner la mort.

Les Dragons combattent les Fils en formation à plusieurs étages, échelonnés par taille. Ils doivent brûler les Fils avant que ceux-ci n'atteignent le sol et ne dévorent toute la végétation environnante. Ils sont organisés en Weyrs, sorte de régiments aériens, et ce nom est également celui de leurs quartiers d'habitation, creusés au c½ur de volcans éteints. Chaque Weyr protége un territoire déterminé.

La Ballade de Pern, écrite par Anne McCaffrey et insérée dans son univers du futur, est constituée à ce jour de près d'une quarantaine de romans et nouvelles. Elle conte la vie quotidienne sur Pern et son histoire mouvementée, du début tragique de la colonisation à la redécouverte de leur passé par les lointains descendants des colons originels.


Dans l'univers de The Legend of Zelda [modifier]
On trouve dans cet univers vidéoludique plusieurs dragons remarquables .

Aquamentus est le tout premier boss de la série de jeux-vidéo . Il apparaît dans les premiers donjons de The Legend of Zelda et de The Legend of Zelda: Oracle of Seasons . C'est un dragon vert , dont le point faible est la corne , que vous devez toucher avec votre épée .
Volcania est un dragon jadis vaincu par un Goron armé de la légendaire Masse des Titans . Réveillé par Ganondorf dans The Legend of Zelda: Ocarina of Time , il prendra possession du Temple du Feu au sommet du Mont du Péril et asservira le peuple Goron . Il sera finalement vaincu par Link , armé de l'antique Masse des Titans .
Valoo est l'Esprit du Ciel. Il réside au sommet de l'Île du Dragon , et veille sur le peuple Piaf . C'est l'un des rares personnages pouvant s'opposer à Ganondorf , comme il en fera la démonstration en sauvant Link et Tetra dans The Legend of Zelda: The Wind Waker .
Pyrodactylus (Argorok) est un dragon qui traumatise les habitants de Célestia dans The Legend of Zelda: Twilight Princess et qui constitue le boss du donjon.

Dans l'univers de Rêve de Dragon [modifier]
Ce jeu de rôle de Denis Gerfaud, datant de 1985 et publié par la NEF, fait une référence forte à ce type de créature.

Si l'on se base sur le présent exposé, cet univers de jeu (toujours en expansion) présente les Dragons sous une forme totalement virtuelle car ils y sont les créateurs de toute chose.

En effet, au travers de la mythologie propre à cet univers l'ensemble des Dragons semblent y avoir vécu leurs deux premiers âges (Dragon cosmique : Dragon-Dieu et Dragon-gardien du fait qu'ils sont en retrait dans leurs propres rêves, mais en gardant un fort pouvoir destructif de par le réveil) mais ils semblent s'être arrêté à ce dernier.


Dragons célèbres [modifier]
Article détaillé : Liste de dragons.
Ancalagon le noir, le plus grand des dragons ailés de la Terre du Milieu ;
Antharas, l'un des 6 grands dragons de Lineage II...;
Bahamut, le roi des Dragons dans la saga Final Fantasy;
Dewi, le dragon symbole du Pays-de-Galles;
Draco, le dernier dragon d'angleterre dans C½ur de dragon;
Draco Magnus, la bête de l'Apocalypse de Saint Jean terrassée par Saint Michel ;
El Bière, le dragon terrassé par saint Georges à Mons (Belgique), représenté chaque année au combat dit Lumeçon (ducasse de Mons) ;
Elliott, dessin animé de 1977 Peter et Elliott le dragon ;
Wonder Boy III: The Dragon's Trap , un jeu vidéo ;
Fáfnir, héros de la mythologie nordique ;
Falkor, le dragon porte-bonheur à tête de chien dans le film L'Histoire sans fin. Dans le livre de Michael Ende, il se nomme Fuchur (lire « fouchour ») ;
Glaurung, le premier des Urulóki ;
Smaug, qui garde le trésor d'Erebor dans Bilbo le Hobbit ;
Klauth, grand dracosire rouge, Akulatraxas, dragonne verte et Gorgotha, dragon doré, faisant tous partie du monde des Royaumes oubliés.
Isa Bere, Ce dragon vivait dans les montagnes du Fouta Djallon en Afrique ;
Ladon, qui garde les pommes d'or du jardin des Hespérides ;
Nefarian, fils draconien du non moindre Neltharion "Deathwing" dans l'univers de Warcraft;
Onyxia, s½ur de Nefarian, ennemi jurée du Royaume humain de Stormwind dans l'univers de Warcraft;
Nídhögg qui mange les racines de l'arbre-monde dans la mythologie scandinave ;
Saphira, dragonne d' Eragon dans la trilogie de L'Héritage de Christopher Paolini, ainsi que Glaedr, son allié, Shruikan et Thorn, ses adversaires...;
Les deux dragons de la légende arthurienne, le rouge et le blanc, qui s'affrontent à mort ;
Adrameleche (Final Fantasy Tactics Advance) est le dieu des Vangaas, sorte d'iguane à deux pattes adorant la guerre.
Trogdor, dragon formé d'un S et d'un autre S, avec des petites ailes et un bras musclé dans son dos. Créé par Strongbad dans l'univers de Homestarrunner.
Valefore, dragon majestueux,dépourvu de pattes avant,première invocation de Yuna dans Final Fantasy X ;
Valakas, un autre des 6 grands dragons de Lineage II...;
Shenron, le dragon invoqué par les sept boules de cristal dans Dragon Ball
Le Dragon de feu, dragon asiatique,créateur de la dimension magique de Winx club
Nécrophiras, bête ébène, ennemie de ses frères dans Sanctuaire

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# Posté le mercredi 02 avril 2008 08:58

Cerbere

Cerbere
Cerbère, gardien de l'entrée des enfers, posté près du Styx (un des fleuves des enfers), est doté de dents terribles, et de venin à la place de la salive.

Il interdit l'entrée des enfers aux vivants, et empêche les morts d'en sortir.

Monstrueux et terrifiant, Cerbère est un gardien inflexible.




Plusieurs héros parviennent pourtant à déjouer sa vigilance, voire à le vaincre.

Orphée, décidé à sortir des enfers sa femme Eurydice, morte d'une morsure de vipère, parvient à le charmer en chantant et en jouant de sa lyre.

Héraclès, chargé de ramener le terrible chien à Mycènes (c'est le dernier de ses douze travaux), en obtient l'autorisation d'Hadès, dieu des Enfers, à condition qu'il puisse le vaincre sans employer aucune arme. De fait, Héraclès parvient à capturer Cerbère à mains nues. Parvenu à Mycènes, le monstre contamine de sa salive empoisonnée des plantes, que les sorcières utiliseront ensuite pour leurs propriétés maléfiques. Cerbère est rendu à sa tâche de gardien des enfers quelque temps plus tard.

Dans la mythologie romaine, Psyché, qui doit se rendre sur les ordres de Vénus auprès de Proserpine (reine des enfers), amadoue Cerbère pour entrer, puis pour sortir, à l'aide d'un gâteau au miel. Énée, lui, l'endort grâce à une pâte soporifique qui lui a été offerte par la sibylle de Cumes, Déiphobe.

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# Posté le lundi 24 mars 2008 17:46

la biche de cerynie

la biche de cerynie
Aux dires de Callimaque de Cyrène, cinq biches rapides, de la stature d'un taureau, paissaient sur les bords du fleuve thessalien Anauros au pied du mont Parrhasion. Bien que femelles et donc par nature dépourvues de bois, ces animaux avaient des cornes dorées et des sabots d'airain.

Artémis les pourchassa et en captura quatre qu'elle attela à son quadrige. La cinquième s'échappa en traversant le Céladon jusqu'à la colline de Cérynie. Son lien avec la ville achéenne de Cérynée ou avec le fleuve Cérynite demeure obscur. Le cervidé étant de ce fait consacré à Artémis, il était défendu de la toucher et encore plus de la tuer. Héraclès poursuivit l'animal toute une année sans l'atteindre. Un jour, la biche s'épuisa et se réfugia sur le mont Artémission. Elle voulut traverser le fleuve Ladon en Arcadie quand Héraclès lui décocha une flèche entre l'os et le tendon de la patte. Ce qui la blessa légèrement sans qu'aucune goutte de sang ne fut versée. Héraclès chargea l'animal sur ses épaules et traversa l'Arcadie pour se rendre chez Eurysthée. En chemin, il rencontra Artémis et Apollon qui l'accusèrent de sacrilège pour avoir maltraité la bête. Le chasseur s'en récusa et fit ressortir l'obligation dans laquelle il se trouvait. Il rejeta la responsabilité de l'affaire sur Eurysthée. La colère d'Artémis s'apaisa et elle l'autorisa à se rendre à Mycènes à condition de relâcher ensuite sa protégée sans lui faire de mal.

D'après Pindare, la biche n'est autre que la Pléiade Taygète, qu'Artémis métamorphosa pour la soustraire aux avances de Zeus. L'auteur raconte que le héros poursuivit l'animal à travers l'Istrie, dans le pays des Hyperboréens et jusque chez les Bienheureux. La poursuite l'entraîna donc au-delà de l'Arcadie et au terme de cette chasse, il aurait trouvé l'olivier sauvage qui servira de couronne au vainqueur des jeux Olympiques.

La version contradictoire et isolée d'Euripide raconte que la Biche, de taille gigantesque, vivait dans les bois d'Oenoé, en Argolide et ravageait les récoltes. Héraclès la tua et consacra les bois de l'animal dans le temple d'Artémis Oenoatis afin de se concilier avec la déesse.

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# Posté le lundi 24 mars 2008 17:40

Les farfadet

Les farfadet
Ces esprits de la terre ont la réputation d'être de petites créatures gaies et serviables. Dénués de méchanceté, ils aiment vivre en harmonie avec les humains.

S'ils n'étaient pas aussi gais, ils ne seraient certainement pas aussi attirants. Ils sont petits et velus, avec des figures plates et de minuscules narines, mais leurs sourires joyeux et leur caractère extraverti attirent aussitôt la sympathie.

Les humains gais et candides comme eux verront souvent des Farfadets, mais, malheureusement, très peu d'humains, à part les enfants, ont un tel caractère. La plupart des histoires de Farfadets proviennent des enfants, et, en général, les adultes n'y croient pas. Les Farfadets adorent jouer avec les enfants, leur raconter des histoires et les aider à faire des bouquets de fleurs sauvages et des colliers de marguerites.

Ils disparaissent à l'approche d'un adulte incrédule, ce qui ne les empêche pas d'aider les gens pour des tas de petites choses, par exemple, guider les vaches à la ferme à l'heure de la traite ou faire rentrer les poules au poulailler.

Les Farfadets détestent qu'on leur exprime de la gratitude pour ces services et n'acceptent jamais les cadeaux.

La présence de quelques Farfadets est une bonne protection contre les Gobelins. Les Farfadets corrigent si vite leurs mauvais tours que les humains ne s'aperçoivent de rien.

Les Farfadets préfèrent leur pays d'origine, mais bon nombre d'entre eux ont accompagné des familles écossaises dans leurs migrations.

Un esprit gai et candide peut donc rencontrer partout des Farfadets.
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# Posté le mardi 07 août 2007 11:27