Le lion de Némée

Le lion est le fils d'Orthos, le chien de Géryon, et de la Chimère ou d'Échidna[1], à l'instar du Sphinx de Thèbes. Une tradition minoritaire lui attribue pour père Typhon, sans que la mère ne soit précisée[2] ; une autre encore mentionne Séléné, déesse de la lune, comme sa mère[3]. Élevé par Héra[4], il fait régner la terreur dans la région de Némée, en Argolide. Il présente la particularité d'avoir une peau impénétrable[5].

Tuer ce monstre et le ramener à Eurysthée constitue le premier des douze travaux qu'Héraclès doit accomplir[6]. À son arrivée à Cléonae, le héros s'arrête dans la hutte d'un laboureur, nommé Molorchos, qui veut lui offrir un sacrifice, comme à un dieu. Refusant pareil honneur, Héraclès lui demande d'attendre un mois. Ce mois écoulé, ou bien il méritera un sacrifice au titre de héros mort, ou bien il aura tué la bête, auquel cas Molorchos pourra alors offrir le sacrifice à Zeus sauveur.

Un soir, Héraclès surprend le lion sur le versant d'une colline, après le repas de la bête. Dissimulé, il tire sur elle à coup de flèches. Mais il s'aperçoit rapidement que le monstre est invulnérable. Ses flèches, offertes pourtant par Apollon, rebondissent sur son cuir. Le lion charge, Héraclès évite l'assaut. Il combat armé seulement de sa massue en bois d'olivier. Il en frappe le lion, puis l'étouffe, brisant sa massue dans la mêlée. Il l'écorche en utilisant les propres griffes du monstre pour entamer la peau coriace. Il nettoie la peau et s'en revêt. Zeus met le lion dans le firmament, au nombre des constellations. Molorchos est en train de sacrifier au héros lorsque soudain Héraclès arrive à Cléonae. À son retour à Tirynthe, le héros lance la peau aux pieds d'Eurysthée, qui en est si terrifié qu'il saute dans une jarre pour s'y cacher. Il ordonne à Héraclès de déposer dorénavant ses trophées à l'extérieur de la ville et de ne communiquer avec lui que par l'intermédiaire de son héraut, Coprée.

Selon des anciennes légendes, le lion de Némée attaquait comme le Sphinx égyptien, c'est-à-dire en poussant un hurlement tel qu'il éclatait les tympans à quiconque osait l'attaquer. Il pouvait aussi ébranler la terre en la frappant très fort avec son pelage de cuir.

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# Posté le mardi 29 avril 2008 16:05

la sphinx

Dans la mythologie grecque, le Sphinx ou la Sphinge est une créature fantastique appelée Phix dans le dialecte béotien, fille de Typhon (ou d'Orthos) et d'Échidna, ou encore selon Hésiode d'Orthos et de la Chimère. Elle est représentée avec un buste de femme, un corps de lion et des ailes d'oiseau.

Son nom provient du grec ancien Σφίγξ / Sphínx, « l'étrangleuse », qui dériverait du sanskrit sthag (thak en pâli) signifiant « dissimuler », ou bien de l'égyptien ancien Shesepankh,Envoyée par Héra en Béotie suite au meurtre du roi de Thèbes Laïos, elle commence à ravager les champs et à terroriser les populations. Ayant appris des Muses une énigme, elle déclare qu'elle ne quitterait la province que lorsque quelqu'un l'aurait résolue, ajoutant qu'elle tuerait quiconque échouerait. Le régent, Créon, promet alors la main de la reine veuve Jocaste et la couronne de Thèbes à qui débarrasserait la Béotie de ce fléau. De nombreux prétendants s'y essaient, mais tous périssent jusqu'à l'arrivée d'¼dipe ; le Sphinx lui demande :

τί ἐστιν ὃ μίαν ἔχον φωνὴν τετράπουν καὶ δίπουν καὶ τρίπουν γίνεται
« Quel être, pourvu d'une seule voix, a d'abord quatre jambes, puis deux jambes, et trois jambes ensuite ?[1] »
(Apollodore, Bibliothèque, III, 5, 8)

« (...) ¼dipe trouva la solution : il s'agissait de l'homme. De fait, lorsqu'il est enfant, il a quatre jambes, car il se déplace à quatre pattes ; adulte, il marche sur deux jambes ; quand il est vieux, il a trois jambes, lorsqu'il s'appuie sur son bâton.[1] »
(ibid.)

Furieux de se voir percé à jour, le Sphinx se jette du haut de son rocher (ou des remparts de Thèbes selon les auteurs) et meurt. C'est ainsi que, Créon tenant sa promesse, ¼dipe contracte avec sa mère une union incestueuse. interprétations Cet affrontement entre ¼dipe et le Sphinx diffère fondamentalement de la plupart des autres affrontements mythologiques. En effet, si Héraclès, Persée ou Thésée battent leurs adversaires par la force, ¼dipe, à l'instar d'Ulysse, triomphe avant tout par son astuce et sa sagacité, sa mètis.

Par ailleurs, Pausanias donne deux explications « historiques » à la légende du Sphinx : il s'agirait d'une expédition pirate défaite par ¼dipe, arrivant de Corinthe avec une grande armée, ou bien d'une fille naturelle de Laïos souhaitant garder le trône pour elle.
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# Posté le lundi 28 avril 2008 06:43

l hydre de lerne

l hydre de lerne
Ce serpent d'eau à corps de chien possédait plusieurs têtes (leur nombre variant selon les auteurs) dont une immortelle. Ces têtes se régénéraient doublement lorsqu'elles étaient tranchées. De plus, l'haleine soufflée par les multiples gueules exhalait un poison radical, même durant le sommeil de l'animal. Le monstre ravageait le bétail et saccageait les récoltes...

Héraclès, recouvert de sa peau de lion pour se protéger des morsures, attira la bête hors de son repaire en lui décochant quelques flèches enflammées. L'Hydre apparut accompagnée d'un crabe (ou une écrevisse géante) envoyé par Héra dans le but de distraire Héraclès lors du combat. Agacé par les pincements du crabe, Héraclès l'écrasa du talon.

Héra en fera une constellation : celle du Cancer à côté de celle du Lion.

Débordé par les multiples regénérations céphaliques, Héraclès appela Iolaos à la rescousse. Sur l'ordre de son oncle, il enflamma quelques arbres et utilisa des brandons afin de cautériser les moignons de cou. Quant à la tête immortelle, elle fut tranchée et enterrée encore sifflante, sous un rocher.

Héraclès dépeça l'animal et en recueillit le venin pour en imprégner ses flèches. Le sang qui s'écoulait de la carcasse se déversa dans le fleuve Anigros (?) en répandant une odeur pestilentielle.

Eurysthée refusa cet exploit car Héraclès avait bénéficié de l'aide de Iolaos.


Autres versions [modifier]
Héraclès devait assécher le marais de Lerne. Les sources qui alimentaient le marais, filtraient le sol en permanence et rendaient vains ses efforts. Le marais fut ainsi comparé à l'hydre, et les sources aux têtes renaissantes.
Pausanias admettait qu'il existait une hydre beaucoup plus grande que d'ordinaire avec un venin puissant, mais d'après lui, c'est Pisandre de Caminos qui exagéra la description de l'Hydre afin de la faire paraître plus terrible et de donner plus de force à ses vers.
Les cités environnantes de Mycènes étaient soumises à Eurysthée, sauf une : Lerne, gouvernée par un roi du même nom. La seconde tâche d'Héraclès consista à soumettre cette ville et à détruire une citadelle nommée « Hydre » gardée jour et nuit par cinquante archers postés au sommet d'une tour. La tour fut assaillie et, à chaque fois qu'un archer était abattu, deux autres venaient le remplacer. Le roi Lerne fit appel à l'armée d'un mercenaire carien nommé Crabe dans le but de renforcer ses lignes. Héraclès fit de même avec l'aide de Iolaos, venu avec des renforts thébains. La tour fut incendiée et l'armée de Lerne anéantie.
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# Posté le mercredi 09 avril 2008 10:23

triton

Dans la mythologie grecque, Triton (en grec ancien Τρίτων / Tritôn), fils de Poséidon et d'Amphitrite, était un dieu marin : la partie supérieure de son corps jusqu'aux reins figurait un homme nageant, la partie inférieure était celle d'un poisson à longue queue. C'était la trompette du dieu de la mer qu'il précédait toujours, en annonçant son arrivée au son de sa conque recourbée. Quelquefois, il est porté à la surface des eaux, d'autres fois, il paraît dans un char traîné par des chevaux bleus.

Les poètes attribuent à Triton un autre office que celui d'être trompette de Poséidon : c'est de calmer les flots et de faire cesser les tempêtes. Ainsi, dans Ovide, Poséidon, voulant rappeler les eaux du déluge de Deucalion, commande à Triton d'enfler sa conque, au son de laquelle les eaux se retirent. Dans Virgile, lorsque Poséidon veut apaiser la tempête qu'Héra a excitée contre Énée, Triton, assisté d'une Néréide, fait ses efforts pour sauver les vaisseaux échoués.

Les poètes admettent plusieurs Triton avec les mêmes fonctions et la même figure.

Au pluriel, dans les légendes, les tritons sont les équivalents masculins des sirènes.

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# Posté le mercredi 09 avril 2008 10:03

Modifié le mardi 29 avril 2008 12:09

satyres

satyres
Les satyres n'apparaissent pas chez Homère, ni chez Hésiode. Leur nom apparaît pour la première fois dans un passage fragmentaire du Catalogue des femmes (parfois attribué à Hésiode) consacré à la descendance de Doros, l'un des fils d'Hellen : l'une des filles de Phoroneus s'unit à un homme (dont le nom a disparu dans une lacune du texte), et engendre cinq filles, qui deviennent mères des Satyres, des Nymphes des montagnes et des Courètes (ces deux derniers groupes sont donc frères et soeurs des satyres). Le passage ne contient pas de description physique et n'établit pas de lien entre les satyres et Dionysos : il précise seulement que les satyres ne sont bons à rien.

Les premières représentations figurées de personnages ressemblant à des satyres datent du VIe siècle av. J.-C. Le Vase François montre trois personnages ayant les oreilles, les membres inférieurs et la queue d'un cheval. Ces personnages sont appelés Silènes. D'autres céramiques de la même époque montrent des personnages identiques, ainsi que des personnages au corps entièrement humain, dotés seulement d'une queue de cheval et parfois aussi d'oreilles de cheval. Un kylix attique à figures rouges, datant de la fin du même siècle et attribué au peintre d'Ambrosios, montre le nom de "Satyros" (c'est la deuxième attestation en date de ce nom après celle du Catalogue des femmes) pour désigner un personnage malheureusement endommagé, mais qui était doté d'une queue de cheval et probablement de jambes humaines ; mais il est difficile de savoir si "Satyros" était, dans ce cas précis, utilisé comme un nom d'espèce ou comme un nom individuel.

Ces exemples montrent que :

à l'époque archaïque, les premières représentations des satyres en font plutôt des hybrides mi-hommes, mi-chevaux .
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# Posté le mercredi 09 avril 2008 09:52