Abatwa

Abatwa
En mythologie zoulou, les Abatwa sont de minuscules humains, capables de se cacher sous un brin d'herbe et de monter des fourmis. On dit qu'ils pratiquent un style de vie nomade et sont continuellement à la recherche de gibier.

La légende dit que, si l'on arrive à trouver un Abatwa, il va généralement poser une question comme: « D'où m'avez-vous vu ? " Il faut répondre en disant qu'on a vu à depuis une montagne, ou une zone lointaine. Ils seraient extrêmement susceptibles concernant leur taille, et si quelqu'un répond à un Abatwa en lui disant qu'il l'a aperçu uniquement une fois à proximité, l'Abatwa essaie de le tuer avec des flèches empoisonnées. Marcher sur un Abatwa par accident est également censé être puni par la peine de mort.

En raison de leur nature timide, ils ne tolèrent d'être vu que par de très jeunes enfants (par exemple par un bambin de moins de 4 ans), par des magiciens, ou par les femmes enceintes. On raconte que si une femme enceinte à son septième mois de grossesse voit un homme Abatwa, elle donnera naissance à un garçon.

Les Abatwa ont été conçu par l'Esprit de la Nature Wash'Nok et des larmes de Fell et Burst. Elles se changèrent en petits hommes, qui furent appelés "Abatwa".

Les Abatwas ont sans doute inspiré Luc Besson dans son livre Arthur et les Minimoys
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# Posté le jeudi 01 mai 2008 00:09

Abominable homme des neiges ou Yéti, (Népal)

Le yéti ou « abominable homme des neiges » est une créature mystérieuse faisant partie des légendes népalaises. Il est appelé migö (prononcer "migou") au Tibet.

Historique des observations [modifier]
En 1936, le géologue suisse Augusto Gansser effectue un voyage d'exploration pendant 8 mois au Garhwal, entre le Nanga Parbat et l'Everest, au c½ur de l'Himalaya. Il a alors la révélation de cet être, mythique ou réel : le yéti.

Si le yéti est mentionné en Europe dès le XIXe siècle, ce sont les photos d'empreintes rapportées par l'expédition Shipton sur l'Everest de 1951 qui l'ont révélé au public occidental.

En juillet 1986, dans une vallée perdue de l'Himalaya, Reinhold Messner croise pour la première fois une créature effrayante qui lui rappelle les récits colportés par les sherpas sur le yéti.

En 1997, comme d'autres occidentaux avant eux, deux aventuriers français, Alexandre Poussin et Sylvain Tesson, découvrent, en franchissant la Bobang pass au Cachemire indien, de mystérieuses traces dans la neige qui ne sont ni celles d'un homme ni celles d'un ours. Elles montent droit dans la pente : « Une prouesse extraordinaire... et absurde à cette altitude (4 600 mètres) ».


Caractéristiques [modifier]
Le yéti serait un primate velu, ayant un visage ressemblant à celui de l'homme. Sa taille se situerait entre 1,50 et 3,75 mètres. Selon certains témoins, la démarche bipède ressemblerait plus à celle d'un ursidé qu'à celle d'un primate. Ceci est en contradiction avec le fait que les traces laissées ont pu être suivies sur de très longue distances ; un ours ne peut en effet marcher debout que sur quelques mètres.


Interprétations [modifier]
Les hypothèses concernant l'origine et la nature du yéti sont nombreuses. L'une d'elle le fait descendre d'un grand singe connu en Chine du sud au Pléistocène, le gigantopithèque. D'autres le rapprochent de primates fossiles de l'Inde ou de l'orang-outang, et certaines de l'homme de Néandertal.

Selon Bernard Heuvelmans, docteur en zoologie de l'Université libre de Bruxelles, les traditions qui tournent autour de l'homme-des-neiges pourraient renvoyer à trois types de primates dont les aires de répartition se recoupent quelquefois.

En dehors des nombreux témoignages, les principaux indices qui semblent accréditer la thèse de l'existence du yéti sont des traces de pas caractéristiques dans la neige, des excréments dont l'étude parasitologique aurait révélé la présence d'espèces de parasites intestinaux encore inconnues et des poils dont l'étude par un scientifique du Muséum national d'histoire naturelle semble indiquer qu'ils proviennent d'un primate proche de l'orang-outang[réf. nécessaire]. Certains cryptozoologues comme Richard Nolane pensent que le gigantopithèque serait probablement l'ancêtre probable du yéti et du Bigfoot, l'équivalent nord-américain du yéti : le gigantopithèque aurait traversé le détroit de Béring pour atteindre le continent américain [1]

Le problème a bien plus d'implications que l'on pourrait le croire : il existerait en Asie trois espèces de yétis. L'une de ces espèces correspondrait plutôt aux « hommes sauvages » (notamment en Chine). Selon Bernard Heuvelmans et Boris Porchnev, il s'agirait de néandertaliens ayant survécu ou, selon d'autres auteurs [réf. nécessaire], il s'agirait de représentants de l'espèce Homo erectus ou Homo sapiens ayant évoluée parallèlement à l'espèce Homo sapiens sapiens[2]. Ce problème se rapproche de l'étude de Marie-Jeanne Koffman sur l'Almasty du Caucase.

Pour la plupart des scientifiques, anthropologues ou sociologues, le yéti est une créature légendaire relevant de la mythologie des groupes himalayens. Les arguments contre l'existence réelle du yéti, comme de la plupart des autres cryptides, sont nombreux :

absence de fossile ou de cadavre d'individu susceptible d'être étudié scientifiquement,
impossibilité pour une population vivante de se maintenir au cours du temps avec moins de 200 à 500 individus (et donc de passer quasiment inaperçue, y compris pour des expéditions parties à sa recherche),
légèreté de la plupart des témoignages et des observations, d'autant que l'authenticité de certaines preuves a été contestée [3],
cohérence entre les descriptions et les mythes liés aux hommes sauvages qui semblent constituer un universel chez les sociétés humains montagnardes (cf. Almasty, Basajaun, etc.) [4].

Restes attribués au yéti [modifier]
Une main momifiée attribuée au Yéti est conservée dans le temple de Pangbotchi.

Les « scalps » de yéti conservés dans le monastère de Pangbotchi sont en réalité fabriqués par les sherpas à partir de la peau et des poils du garrot d'une chèvre sauvage locale, le serow (Naemorhedus sumatraensis), ainsi que l'a démontré Bernard Heuvelmans en 1961. Ils s'en servent lors de cérémonies pour jouer le rôle du yéti, après avoir couvert leur tête avec ce scalp. Ils trempent ensuite la tête du yéti dans du vin mélangé à de l'huile qui servira a faire une peinture dite « joulienne » [réf. nécessaire].


Culture populaire [modifier]
Dans Tintin au Tibet, le yéti fait sa plus célèbre apparition dans la bande dessinée francophone. L'abominable homme des neiges y est décrit comme une créature capable de sentiments.
Dans la bande dessinée Mandrake le magicien, le héros enquête sur les yétis au Népal. Il découvre que ces créatures sont des extra-terrestres à l'apparence humaine, déguisés, qui ont vécu sur Terre depuis des millénaires et secrètement aidé l'humanité à progresser. Le thème des yétis extra-terrestres se retrouve dans une multitude de films de série B.
Dans Blondin et Cirage découvrent les soucoupes volantes de Jijé (1955), les deux héros découvrent que les yétis sont une espèce évoluée vivant cachée au Tibet et voyageant en soucoupe volante.
Dans Himalaya (1992) du romancier anglais Nicholas Luard, Iona une petite anglaise de 12 ans, perdue au cours d'une expédition au Népal, est recueillie par un yéti et vit quatre mois parmi son peuple, nourrie et protégée avant de revenir parmi les humains.
Le Yéti est aussi le populaire héros des jeux Yetisports, créé par Chris Hilgert. Parmi eux : le lancer de pingouins, le golf pingouin, la course de surf contre des pingouins...
Le mot "Yéti" se retrouve aussi dans le second album d'Amon Duul II en temps que titre principales de l'oeuvre et que deux chansons : Yeti ( improvisation de 18minutes) et Yeti talks to yogi ( improvisation de 6minutes)
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# Posté le jeudi 01 mai 2008 00:03

Modifié le vendredi 02 mai 2008 08:26

Hestia

Hestia
Dans la mythologie grecque, Hestia (en grec ancien Ἑστία / Hestía) est la divinité du feu sacré et du foyer. Elle est la fille aînée de Cronos et de Rhéa, s½ur de Zeus, Poséidon, Hadès, Héra et Déméter. Hestia appartient à la génération des douze grandes divinités de l'Olympe (quoique sa présence dans le canon olympien soit variable).

Dans la mythologie romaine, elle correspond à Vesta
Mythe
Hestia n'est pas mentionnée par Homère[1]. Hésiode fait d'elle la première-née de Cronos[2]. L'Hymne homérique à Aphrodite indique que Cronos l'engendre « la première — et aussi la dernière », sans doute parce qu'elle est la dernière à être recrachée par son père[3].

Apollon et Poséidon la poursuivent de leurs assiduités, mais Hestia refuse leurs propositions à tous deux et jure sur le Styx, en touchant la tête de Zeus, de rester vierge à jamais[4] – tout comme Artémis et Athéna. En compensation, elle obtient de Zeus le privilège d'être honorée dans chaque demeure humaine et dans tous les temples[5].

Presque aucun mythe ne se rattache à cette déesse : seul Ovide mentionne une tentative de Priape d'attenter à son honneur[6]. On la voit, sur les vases, participer à la procession des dieux lors des noces de Pélée et Thétis[7] ; un kylix la représente également sur l'Olympe avec les autres dieux[8]. Elle ne prend part à aucun conflit, ce qui en fait un cas unique parmi les Olympiens. Zeus lui réserve la graisse des sacrifices.


[modifier] Culte
Hestia incarne le foyer domestique, la flamme sacrée qui brûle sans cesse dans les demeures et dans les temples, et qui les purifie. Elle est vénérée comme la protectrice des familles, des villes et des colonies.

En effet, quand les Grecs voulaient fonder une colonie, ils emportaient de la métropole le feu d'Hestia destiné à allumer le foyer de la nouvelle patrie. Ainsi, Hestia, symbolise aussi la pérennité de la civilisation et de la religion.

Chaque repas commençait et finissait par une offrande à Hestia.

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# Posté le mardi 29 avril 2008 19:01

Modifié le mercredi 30 avril 2008 16:15

Hermès

Hermès
Dans la mythologie grecque, Hermès (Ἑρμῆς / Hermễs, nom grec, Ἑρμᾶς / Hermãs en dorien) est une des divinités de l'Olympe. Il est le dieu du commerce, le gardien des routes et des carrefours, des voyageurs, des voleurs, le conducteur des âmes aux Enfers et le messager des dieux.

Il correspond au Mercure des Romains

Mythe

[modifier] Jeunesse
Fils de Zeus et de Maïa, et donc petit-fils d'Atlas, il naît un matin dans une caverne du mont Cyllène en Arcadie. Selon l'Hymne homérique qui lui est consacré, à midi il a déjà inventé :

l'art de faire le feu au moyen des πυρεῖα / pureĩa (morceaux de bois frottés l'un contre l'autre) ;
les raquettes, pour effacer ses traces ;
la lyre, fabriquée à partir d'une carapace de tortue ;
la syrinx ou flute de pan .



Le soir, en Piérie, il vole les troupeaux de son demi-frère Apollon. Quand Apollon découvre son voleur, Hermès le charme en jouant de la lyre ; Apollon lui donne en échange de l'instrument son troupeau, une baguette d'or (la ῥάϐδος / rhábdos, futur caducée) et le don de prophétie mineure grâce aux ψῆφοι / psễphoi (cailloux utilisés pour la divination) ; il le fait également maître de l'oracle des Thries (femmes-abeilles).

Selon Pausanias, il est élevé par Acacos, fils de Lycaon, par ailleurs fondateur d'Acacésion en Arcadie, d'où son épiclèse d'« Acacésien ».


[modifier] Amours et descendance

Vénus, Mercure et Amour, par le Corrège (v. 1525), Château de ChenonceauIl apparaît souvent sous les traits d'un jeune homme « à sa première barbe, dans le charme de cet âge » (l'Odyssée, X, 278, trad. Jaccottet). Il se plaît en la compagnie des Charites et des Heures. Devant le spectacle d'Arès et d'Aphrodite faits prisonniers par Héphaïstos, il s'exclame que lui aussi aimerait dormir dans les bras de la déesse, fût-ce au prix de trois fois plus de chaînes.

Avec Aphrodite justement, Hermès engendre Hermaphrodite, divinité bisexuée, mais aussi Éros dans les traditions plus tardives. Il est, selon les auteurs, le père de dieux rustiques à la sexualité débridée tels Pan, son fils par « la fille de Dryops » (Hymne homérique à Pan) ou par la nymphe Thymbris ou Hybris (pseudo-Apollodore), ou par la nymphe Pénélope (les Dionysiaques), voire par Pénélope, femme d'Ulysse (divers récits post-homériques) ; comme Pan ou comme le dieu phallique Priape, parfois également donné pour son fils (Hygin, Fables), il est d'ailleurs souvent représenté sexe dressé (il aime la beauté humaine), et ses amours sont aussi bien féminines (nymphes) que masculines (Pollux, frère jumeau de Castor et archétype du guerrier valeureux, ou le bel Anthéos d'Assessos par exemple). La tradition hésiodique lui prête des amours avec la nymphe-déesse Calypso qui le rend père du peuple des Céphalléniens (Hésiode, Catalogue des femmes). On le range également volontiers parmi les prétendants de Perséphone et divers chants des Dionysiaques (notamment VI) lui reconnaissent pour épouse Peithô, la déesse de la Persuasion. Pindare, enfin, lui attribue la paternité d'une fille, la déesse messagère Angélia, sans toutefois indiquer le nom de la mère de cette dernière (Pindare, Olympiques, Ode 8. 81 ff.).

Hermès est également le père d'amants mythologiques célèbres, comme Abdère (amant d'Héraclès) ou Daphnis (de Pan ou Apollon).

Parmi ses autres enfants, on compte notamment :

Autolycos avec Chioné
Céryx
Échion et Éthalidès, deux argonautes
Les satyres, avec la nymphe Arémosyne

[modifier] Fonctions

Peinture du plafond des grands appartements, château de VersaillesLors de la guerre de Troie, il prend parti pour les Achéens mais ne participe guère à la bataille. Cependant il se retrouve face à Léto mère d'Apollon et d'Artémis mais refuse de la combattre. Il se contente d'être le messager et l'interprète (on rapproche son nom du mot ἑρμηνεύς / hermêneús, « interprète ») de Zeus. Ainsi, il guide au mont Ida Aphrodite, Athéna et Héra qui concourent pour la pomme d'or, afin de les soumettre au jugement de Pâris. Il escorte Priam, venu chercher le corps d'Hector, dans le camp grec ; il avertit (sans succès) Égisthe de ne pas tuer Agamemnon ; il transmet à Calypso l'ordre de libérer Ulysse. Après la guerre, c'est lui qui amène Hélène en Égypte.

De même, c'est lui qui, d'après le pseudo-Apollodore, devant enlever Io sur demande de Zeus, tue Argos aux cent yeux, placé en surveillance par Héra, d'où son épiclèse d'« Argiphonte » (Ἀργειφόντης / Argeiphóntês, « tueur d'Argos ») — l'interprétation de cette épithète est pourtant sujette à caution : la légende d'Argos est probablement postérieure à Homère, qui emploie déjà cette épiclèse ; une autre interprétation traduit par « à la lumière blanche, éblouissant ». Guide des héros tout comme Athéna, il conduit Persée dans sa quête de Méduse et guide Héraclès dans les Enfers.

C'est le conducteur des âmes vers Hadès, d'où son épithète de Πομπαῖος / Pompaĩos, puis plus tard « Psychopompe » (en grec Ψυχοπομπός / Psukhopompós). À la fin de l'Odyssée, on le voit ainsi conduisant les âmes des prétendants dans le pré de l'Asphodèle.


[modifier] Culte

Hermès agoraios et les Charites, relief de l'agora de Thasos, v. 480 av. J.-C.C'est avant tout la personnification de l'ingéniosité, de la métis, ou intelligence rusée et de la chance. C'est donc le dieu du commerce, des voyageurs et des voleurs, des pasteurs et de leurs troupeaux, ainsi que des orateurs ou des prostituées. Il est, parmi les dieux grecs, le plus proche des hommes et le plus bienveillant à leur égard : il leur donne l'écriture, la danse, les poids et mesures, la flûte et la lyre, le moyen de produire une étincelle lorsque le feu s'est éteint. Il était de coutume de placer des empilements de pierres en son honneur aux carrefours : chaque voyageur ajoutait une pierre à l'édifice. On appelait également Hermai des bornes en pierre, placées le long des routes, qui étaient surmontées de la tête du dieu et portaient, en leur centre et en relief, ses attributs virils (voir le scandale de la mutilation des Hermès, Hermocopides, où fut mêlé Alcibiade). Toute rencontre ou accident imprévu sur une route est appelé « don d'Hermès » (en grec ἕρμαιον / hermaion qui désigne aussi de notre coup de chance. Il donne la parole à Pandore la première femme et l'emmenera aux hommes.

Il est en outre, avec Héraclès, le patron des gymnases et palestres où son buste est toujours présent. Il protège donc les sportifs et est le fondateur des concours de lutte.


Hermès conduisant une chèvre au sacrifice, cratère à figures rouges, v. 360-350 av. J.-C., musée du LouvreLes offrandes préférées d'Hermès, comme dieu des orateurs, sont le lait mêlé de miel et les langues d'animaux.

Bien qu'il soit un dieu très populaire, son culte public est peu développé. Plusieurs régions de la Grèce, au premier chef l'Argolide, intègrent dans leur calendrier un mois qui lui est dédié, Ἕρμαιος / Hermaios (mi-octobre à mi-novembre). Il semble avoir été associé à une fête des morts. Dans une symbolique similaire, un sacrifice lui est offert, toujours à Argos, le trentième jour suivant des funérailles. À Athènes, au troisième jour des Anthestéries, une offrande de gruau de graines est consacrée à Hermès Chtonien.

Il est célébré sous le nom de Kadmilos au sanctuaire des Grands Dieux de Samothrace comme le compagnon d'Axieros-Déméter, la Grande Mère.

Aux époques tardives et dans l'Égypte hellénisée, il se confondra avec Thot (nom grec — le nom égyptien était Djehuty), le dieu des savoirs cachés, et deviendra ainsi l'auteur mythique, sous le nom d'Hermès trois fois le plus grand, ou trismégistos, ou Hermès Trismégiste, d'une véritable bibliothèque ésotérique qui nourrira notamment les études des alchimistes du Moyen Âge.

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# Posté le mardi 29 avril 2008 18:59

Modifié le mercredi 30 avril 2008 16:22

Héra

Héra
Dans la mythologie grecque, Héra ou Héré (en grec ancien (Attique) Ἧρα / Hêra ou en ionien Ἧρη / Hêrê), fille des Titans Cronos et Rhéa, est la femme et la s½ur de Zeus. Elle est la protectrice par excellence de la femme et la déesse du mariage légitime, gardienne de la fécondité du couple et des femmes en couches. Elle est très jalouse des infidélités de son mari Zeus.[réf. nécessaire]

Elle correspond à Junon dans la mythologie romaine.
Mythe
Fille de Rhéa et de Cronos[1], elle est dès sa naissance avalée par son père[2]. Elle est libérée par son frère Zeus en même temps que tous ses frères.

Après la Titanomachie, Héra devient l'épouse de Zeus[3]. Elle est la mère, par Zeus, d'Arès, d'Hébé et d'Ilithyie[4], mais aussi d'Héphaïstos, qu'elle conçoit seule pour défier son mari et lui montrer qu'elle n'a pas besoin de lui pour enfanter[5]. Homère (Il. i. 578, xiv. 338, xviii. 396, xxi. 332, Od. viii. 312) et Cicéron (De Natura Deorum 3.22) font néanmoins d'Héphaïstos le fils de Zeus et d'Héra.

Les traditions post-hésiodiques attribuent à Zeus et Héra de nombreux autres enfants absents des catalogues "traditionnels" : Quintus de Smyrne, dans sa suite à l'Iliade, leur reconnaît ainsi trois filles supplémentaires : la Charite Pasithéa et les déesses guerrières Enyo et Eris (la Discorde). Le pseudo-Hygin, dans la préface de ses fables, mentionne également parmi leurs enfants la Liberté. Enfin, les Scholia Theocrite citent le mimographe Sophron, qui dans un écrit intitulé Angélos nomme ainsi une fille méconnue de Zeus et d'Héra, plus ou moins identique à Hécate.


Alors que la grande majorité des mythes liés à Héra portent sur sa jalousie vis-à-vis des nombreuses aventures de Zeus, des récits minoritaires s'intéressent aux premiers moments du couple divin. L'Iliade fait ainsi allusion à la première fois où Zeus et Héra s'unissent, à l'insu de leurs parents[6]. Une scholie précise qu'Héra est fiancée à Zeus par Océan et Thétys après que Cronos a été envoyé au Tartare ; en secret, les deux fiancés s'unissent sur l'île de Samos. Héra donne naissance à Héphaïstos et, pour cacher sa honte, prétend qu'il est né sans père[7]. Une autre scholie indique qu'Héra est violée par le Géant Eurymédon alors qu'elle se trouve encore chez ses parents[8]. Dans une autre version encore, Héra se trouve au mont Thornax (appelé depuis le « mont des Coucous »), lorsque son frère, Zeus, la rejoint, métamorphosé en coucou[9].


Héra et Prométhée, intérieur de coupe de Douris, début du Ve siècle av. J.-C., Cabinet des médailles de la Bibliothèque nationale de FranceHéra est le plus souvent présentée comme une épouse jalouse, qui se plaît à persécuter les maîtresses de Zeus et leur progéniture[10]. Parmi ses victimes, Héraclès, auquel elle dépêche deux serpents[11], et la nymphe Io, transformée en vache par Zeus pour la protéger mais malgré tout rendue folle par les piqûres d'un taon envoyé par Héra[12]. Elle se venge aussi en contrecarrant les desseins de son époux, provoquant d'incessantes querelles.

Déesse du mariage légitime, elle n'a aucun amant[10]. Elle est pourtant désirée par Ixion, qui s'unit avec un nuage croyant, qu'il s'agit d'elle[13], ainsi que par Endymion. Selon une tradition minoritaire[14], elle est assaillie par le géant Eurymédon et en conçoit Prométhée, d'où sans doute le médaillon de coupe de Douris représentant Héra assise face à ce dernier (voir ci-contre).

Un jour, exaspérée des incartades de Zeus, Héra décide de demander l'aide de ses fils pour punir le dieu volage. Ils projettent de ligoter Zeus pendant son sommeil avec des lanières de cuir pour l'empêcher de séduire les mortelles de la Terre. Mais la néréide Thétis envoie l'Hécatonchire Briarée pour les en dissuader. Zeus punit Héra en la suspendant dans le ciel par une chaîne d'or, une enclume à chaque cheville. Il ne la libère que contre la promesse de sa soumission[15].

Offensée par le jugement de Pâris, qui lui préfère Aphrodite, elle se montre la plus farouche ennemie des Troyens pendant la guerre de Troie et contribue au sac de la ville.

Lorsqu'elle se dispute avec Zeus pour savoir quel sexe connaît le plus de plaisir lors d'une relation sexuelle, elle accepte que le devin Tirésias, qui avait été femme puis homme, juge la querelle. Mais lorsque celui-ci donne raison à Zeus, elle se venge en le frappant de cécité.





[modifier] Origine et fonctions

Temple d'Héra à AgrigenteFranz Rolf Schröder[16] avait avancé qu'il fallait rapprocher le nom d'Héra du nom indo-européen de l'année *yērā-, présents en anglais year, allemand Jahr... Jean Haudry dans son essai La religion cosmique des Indo-européens (Archè, 1987) précise le sens de *yērā- comme la belle saison de l'année, comparables au grec et vieux russe jarǔ, printemps, belle saison. Cette étymologie révèle la nature originelle de la déesse, la signification de son union avec Zeus interprété comme Ciel-diurne : c'est le retour de la partie claire de l'année. L'Héra porteuse de vie d'Empédocle est « celle qui apporte une récolte abondante ».

Héra est la personnification féminine de la belle saison. Ce n'est que par la suite que son union avec Zeus est interprétée comme le prototype de l'union légitime. Sa couleur symbolique est la couleur blanche theá leukốlenos, déesse aux bras blancs, divinité d'élection d'Argos « la ville blanche ». Si Héra est liée au symbolisme de la vache blanche, c'est dans la mesure où cet animal est symbole de prospérité et d'abondance. Héra est enfin liée aux Heures, ces divinités du retour du printemps et enfin aux héros dont le prototype est Héraclès celui qui a la gloire d'Héra. Le héros ainsi, selon Haudry, est celui qui né mortel, conquérant la belle saison de l'année échappe à la mort.

Héra est également la déesse du et des épouses, protectrice du couple, de la fécondité et des femmes en couches — domaine qu'elle partage avec sa fille Ilithye. Sous son épiclèse de ὁπλοσμία / hoplosmía, au cap Lakinion et à Élis, elle assume une fonction guerrière. La cité de Stymphale consacre trois temples à Héra sous différentes épiclèses : Παρθενία / Parthenía (« vierge »), Τελεία / Teleía (« épouse de Zeus ») et Χήρα /


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# Posté le mardi 29 avril 2008 17:40

Modifié le mercredi 30 avril 2008 16:30